Aller au menu Aller au contenu Aller à la recherche dimanche 23 avril 2017
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Sahara occidental : juste, le procès ?

Vingt-cinq militants sahraouis, dont Enaâma Asfari, citoyen d’honneur de la ville, sont en procès au Maroc. Inéquitable selon la défense.

« C’est un procès politique habillé de juridique », tempête Claude Mangin au sujet de la procédure en cours à la cour d’appel de Salé (Maroc). Depuis le 13 mars, se succèdent à la barre vingt-cinq militants pour l’indépendance du Sahara occidental, parmi lesquels son mari, Enaâma Asfari, citoyen d’honneur d’Ivry. Ils avaient été arrêtés en 2010 puis accusés d’avoir causé la mort de onze policiers marocains venus démanteler le camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik. Ils ont été condamnés par un tribunal militaire en 2013 à des peines de prison allant jusqu’à la perpétuité. « L’État marocain veut montrer que le procès est équitable alors que la cour n’accepte pas certains documents produits par la défense et continue d’interroger les accusés sur des procès-verbaux obtenus sous la torture », poursuit Claude Mangin. Le Maroc avait été condamné en décembre 2016, par le comité de l’ONU contre la torture dans le cadre d’une plainte déposée au nom d’Enaaâma Asfari par l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) et le cabinet Ancile Avocats. Il est désormais envisageable que la décision du comité de l’ONU soit versée au dossier, ce qui serait une grande première. À l’heure où nous écrivons, tous les accusés ont été entendus. Début mai, le procès reprendra avec l’audition de témoins, l’examen d’expertises médicales et les plaidoiries des avocats.

Thomas Portier

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