Solidarité avec la Grèce | Ville d'Ivry-sur-seine
Aller au menu Aller au contenu Aller à la recherche mardi 21 août 2018
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Solidarité avec la Grèce

Une délégation conduite par les villes d’Ivry, Vitry et Choisy était en mission à Keratsini-Drapetsona, dans la banlieue portuaire d'Athènes, du 15 au 18 septembre. Une action de coopération internationale qui s’inscrit dans le cadre d’un projet de prévention santé.

La santé pour tous et le «renforcement des liens d’entraide, de solidarité (…) pour promouvoir les échanges utiles aux populations» figurent parmi de les engagements de la municipalité. C’est pourquoi Ivry s’est engagée, aux côtés de Vitry et de Choisy, à établir des liens solidaires avec la municipalité de Keratsini-Drapetsona, en Grèce, désireuse d’ouvrir un lieu de prévention-santé à destination de sa population.

Du 15 au 18 septembre, une délégation composée d’un élu de chacune des trois villes et de quatre membres de l’administration s’est rendue dans cette commune portuaire de la banlieue d’Athènes. Ivry était représentée par Séverine Peter, adjointe au maire en charge de la communication et des relations internationales, accompagnée de Marianne Petit, médecin directrice du Centre municipal de santé, et Julie Dusseaux, chargée des relations internationales.

«Conséquence de la politique libérale d’austérité menée par la Troïka et l’Union européenne: au cours de notre séjour, nous avons pu mesurer sur le terrain la réalité sociale du peuple grec, témoigne Séverine Peter. La Grèce traverse une crise sociale et sanitaire dramatique. À Keratsini-Drapetsona, plus aucune politique municipale de santé ne peut se développer alors que les besoins de la population explosent. Le manque de soins est réel. Au centre de santé de l’assurance maladie, les médecins travaillent au-delà de leurs heures, bénévolement, alors même que leur salaire a été divisé par trois ou quatre. Ils doivent également assurer le nettoyage du centre, faute de service d’entretien. Certains examens (radiologie, prélèvements…) ne peuvent plus être effectués.»

Ancienne ville industrielle, Keratsini-Drapetsona compte plus de 91 000 habitants et un taux de chômage de 38% (25% en moyenne en Grèce). Un tiers des Grecs n'a plus de couverture sociale. «Faute de soins, les maladies se multiplient, constate l’élue. Une grande partie de la population ne peut plus consulter de médecins. Leurs conditions de vie se dégradent.»

En avril, une délégation grecque conduite par Christos Vrettakos, maire de Keratsini-Drapetsona, était venue à Ivry, Vitry et Choisy visiter les infrastructures et rencontrer des personnels soignants. La semaine dernière, la délégation française avait pour objectifs d’établir un diagnostic de la situation en matière de santé publique, d’identifier les structures ou acteurs existants et de rencontrer l’ensemble des partenaires afin de proposer des projets de coopération concrets.

«La municipalité de Keratsini-Drapetsona veut mettre en place une structure publique de prévention où la population, notamment les enfants, pourra consulter des spécialistes gratuitement afin de déceler les maladies et recevoir les premiers soins, indique Séverine Peter. Nos trois villes vont accompagner sa demande de financement auprès de l’Europe afin de voir aboutir son projet. Nous allons également poursuivre nos échanges de compétences en matière de santé et de prévention. Un projet de coopération est donc lancé. La solidarité internationale est primordiale. Ce qu’ils vivent peut aussi nous arriver.»

Retrouver l'article complet sur la page d'Ivry Ma Ville actus.

Hommage à Pávlos Fýssas, rappeur antifasciste de Keratsini-Drapetsona

La délégation a également assisté aux célébrations en hommage à Pávlos Fýssas, rappeur antifasciste de Keratsini-Drapetsona, assassiné par Aube dorée, mouvement d'extrême-droite grec le 18 septembre 2013.

«À travers ces chansons, Pávlos Fýssas envoyait un message fort aux jeunes,
explique Séverine Peter, adjointe au maire en charge des relations internationales. Celui de rester debout, de garder une conscience critique du monde, de ne pas se résigner… Aujourd’hui, il y a un vide…» Tandis que les assassins n’ont toujours pas été jugés, trois jours de commémoration ont été organisés la semaine dernière à Keratsini-Drapetsona. Pièce de théâtre écrite et jouée par des jeunes, projection du film La Haine, manifestation pacifique… «Ces initiatives s’inscrivaient dans une logique de paix répondant à la violence par la culture, dans une volonté de s’ouvrir à la jeunesse en créant du commun.»

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