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Mardi 23 janvier 2018

Mardis du maire et des élus à Monmousseau-Vérollot

Mardi 23 janvier dernier, quelque vingt-cinq habitants ont répondu présent à l’invitation du maire. Le point de rendez-vous avait été donné au niveau du City Stade, sur la rue Amédée Huon.

« Empêchée pour des raisons de santé, Marie Piéron, élue à la vie du quartier, est excusée. Nous pensons très fort à elle ! a déclaré le maire Philippe Bouyssou en introduction de cette rencontre. Elle m’a transmis un document de deux pages sur la situation du quartier. »

Philippe Bouyssou s’est félicité de la dynamique de la Maison municipale de quartier du Plateau-Monmousseau et s’est également réjoui des travaux de réaménagement du plateau d’évolution Amédée Huon : « Il y a trois ans, au début de mon mandat, je me souviens que cet espace abandonné était devenu un parking sauvage. Depuis, nous avons réalisé, sur les vœux des habitants, un équipement sportif apprécié, le City stade, ainsi que des espaces verts fruit d’ateliers participatifs. L’apport du service public dans des quartiers comme celui-ci, éloignés du centre-ville, est important. »

Voirie, circulation automobile et piétonne, espaces publics, mais aussi de santé et de logement…  Ce soir-là, tout au long du parcours qui les a conduits de la rue Amédée Huon à la RD5, en passant par la rue Gaston Monmousseau et le square de la Halte des Peupliers, les riverains ont interpellé le maire sur de multiples questions.

Voirie et espace public

Une habitante du 182 rue Marcel Hartmann a regretté l’état très dégradé du parking public situé au pied de sa résidence en copropriété. D’autres se sont plaints des trottoirs squattés par des garages automobiles le long de la RD5. Des riverains du secteur Vérollot ont signalé l’impossibilité de circuler en voiture dans les deux sens, rue Robert Degert, du fait des voitures en stationnement.

« Le stationnement anarchique est une vraie difficulté à laquelle nous sommes confrontés dans toute la ville, a reconnu le maire. Ces dix dernières années, nous avons pris le pari environnemental qu’avec le développement des transports en commun, les habitants opteraient pour d’autres modes de déplacement. Donc nous n’avons pas construit des parkings en conséquence. Dans ce domaine, l’évolution de l’urbanisme a été plus vite que celle des modes de vie. La Ville doit aujourd’hui travailler à une autre conception de l’espace public. » Le maire a également appelé à la responsabilité des riverains de ne pas stationner à des emplacements qui pourraient entraver la circulation des voitures comme des piétons.

Concernant l’utilisation de l’espace public par les garagistes, « ils n’ont pas toujours de locaux suffisants pour garer les véhicules. A l’avenir, il faudra que la Ville regarde à développer des locaux appropriés dans des zones plus adaptées afin qu’ils puissent exercer leur activité sans déborder sur l’espace public. »

Désertification médicale

Un habitant a signalé le départ à la retraite de deux médecins généralistes sur le quartier. « Le Centre municipal de santé ne pourra pas tout absorber, a déclaré le maire. Entre les réductions budgétaires de l’Etat et les nombreuses clauses qui font qu’on ne forme pas assez de médecins aujourd’hui au regard des besoins, la situation est compliquée. Nous essayons d’encourager l’installation de cabinets médicaux privés. Mais ce qui manque, ce ne sont pas les locaux mais l’envie de s’installer ici ! »

La pharmacienne de la pharmacie de La Poste et une infirmière présentes sur le parcours ont informé le maire et les habitants de l’ouverture d’un cabinet médical à hauteur du 166 boulevard Stalingrad. « Nous sommes en contact avec des praticiens pour regrouper des généralistes, des kinés, un podologue et des infirmiers, » ont-elles précisé. Le Maire s’est engagé à ce que les porteurs du projet soient reçus par les services de la Ville pour étudier différentes modalités d’accompagnement.

Logement

Rue Amédée Huon, des jeunes Ivryens ont fait part au maire de leurs problèmes pour se loger. « La Ville n’a la main que sur 30% des logements, a indiqué le maire. Aujourd’hui, les rotations d’appartements ne se font plus comme auparavant. Avec la crise, les foyers restent plus longtemps et ne peuvent pas acheter ! » Philippe Bouyssou a toutefois rappelé la mise en place de la cotation par points sur les logements dont la Ville a la gestion. Celle-ci est établie sur trois grands critères : le logement actuel, la situation du ménage et les particularités de la demande. Cette grille va permettre à chaque demandeur de connaître en toute transparence le niveau de priorité de son dossier.

Passage de la Halte des Peupliers

La fermeture imminente du parking de la résidence du 8 rue Gaston Monmousseau était au cœur des discussions. Cette parcelle privée permettait jusqu’ici aux piétons d’accéder au square de la Halte des Peupliers, ainsi qu’à La Poste du Plateau, à la pharmacie de La Poste ou encore et à la RD5. Les habitants ont fait part de leurs préoccupations « Comment va-t-on faire ? » « La pharmacie et La Poste ne risquent-elles pas de fermer ? » « Ne pourrait-on pas demander un droit de passage en journée ? » Sa fermeture imposera de faire un long détour par les rues Gagnée ou Michelet.

« Il s’agit d’un terrain privé, donc juridiquement, nous ne pouvons rien faire, a indiqué le maire. Pour ce qui est d’un éventuel droit de passage, nous nous heurtons pour l’heure à un refus. Il n’y a que les convictions des habitants, notamment dans le comité de quartier, qui pourront faire changer d’avis les autres copropriétaires. Les services de la Ville continuent à travailler à trouver une solution. »

Square de la Halte des Peupliers

Manque d’éclairage, bancs, jeux pour enfants et espaces verts dégradés… En traversant le square de la Halte des Peupliers, les habitants ont regretté le manque d’entretien et de valorisation de cet espace public.

Une remise en état est programmée ont indiqué les services de la Ville présents. Un groupe de travail issu du comité de quartier et qui se réunira le 30 janvier prochain à 18h30 à la Maison de quartier co-élabore avec les services municipaux un projet de réaménagement du square. 

Avant de se séparer, le maire a invité les habitants à participer à la soirée des engagements des Assises de la Ville, le 2 février prochain, « afin de revitaliser les dispositifs de démocratie locale. Nous avons besoin de la mobilisation de tous pour construire ensemble notre avenir. ».

Sylvie Moisy

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