Aller au menu Aller au contenu Aller à la recherche Jeudi 23 Février 2012
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Monmousseau : place au dialogue

Suite à de récents incidents dans le quartier, les habitants sont venus en nombre rencontrer les élus vendredi 13. Des échanges parfois vifs mais constructifs.

Actu-2-Monmousseau-2 credit Evelyne Garat© Evelyne GaratPlus de trois cent cinquante habitants ont répondu à l’invitation de la Ville vendredi 13 à la Maison de quartier du Plateau-Monmousseau.


Plus de trois cent cinquante habitants
ont répondu à l’invitation de la Ville vendredi 13 à la Maison de quartier du Plateau-Monmousseau. Des habitants motivés à venir rencontrer au plus tôt les élus, suite aux récents incidents survenus dans le quartier. Face à l’émoi de la population, plusieurs représentants de la Ville étaient présents dont Philippe Bouyssou, premier adjoint au maire, Chantal Duchène, adjointe en charge de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, Séverine Peter, adjointe en charge de la jeunesse et des sports, Mehdy Belabbas, adjoint en charge de la prévention santé, de la maison du droit et de la citoyenneté, Françoise Ehrmann, conseillère municipale déléguée à la vie du quartier, Denis Mercier, conseiller municipal délégué à la prévention délinquance, et Marie Pieron, conseillère municipale, habitante du quartier.

Nombreux échanges

actus 2 monmousseau 250Devant une salle comble, Philippe Bouyssou a évoqué les faits, « des événements préoccupants mais pas forcément reliés les uns et les autres, et qui s’inscrivent dans un contexte général qui se dégrade par endroit dans le quartier ».

Concernant l’incendie du Marché Franprix de la rue Gaston Moumousseau dans la nuit du 8 au 9 janvier - le cinquième en deux ans -, Philippe Bouyssou a précisé qu’« il appartient à la police de déterminer les responsabilités. Le député-maire est intervenu pour que l’enquête aille jusqu’au bout ». De son côté, le directeur du magasin a réitéré son attachement au quartier : « Ce commerce fait partie du décor depuis 1986, a-t-il mentionné. Nous espérons pouvoir repartir et nous ferons tout pour cela. »

Par ailleurs, le premier adjoint au maire a annoncé que les auteurs de l’agression d’un jeune devant les grilles du lycée Romain Rolland survenue dans l’après-midi du 9 janvier avait été arrêtés. Il a salué le courage de certains lycéens pour avoir témoigné. Enfin, la course-poursuite qui s’est ensuivie sur le plateau pour retrouver les agresseurs a donné lieu à un affrontement avec certains jeunes du quartier. Philippe Bouyssou a précisé que la police avait bien procédé à des tirs de flash ball et de bombes lacrymogènes dans l’attente de renforts.

Les habitants ont exprimé aux élus leurs inquiétudes : sentiment d’insécurité, dégradations, disparition d’un commerce de proximité, nuisances sonores, cambriolages… Ces prises de paroles ont parfois donné lieu à des échanges vifs mais positifs.

Trois propositions concrètes

« Les questions de tranquillité et de sécurité préoccupent l’ensemble des élus », a assuré Denis Mercier. Il a dénoncé le manque d’effectifs de police sur la commune rappelant que « ce n’est pas la première fois que le député-maire réclame plus de moyens ». La Ville a réaffirmé que les questions de prévention et de vivre ensemble était au nombre de ses missions. « Nous venons de mettre en place un nouveau service public de médiateurs qui empruntent un parcours passant par le quartier Monmousseau. Ils sont là pour accompagner la population dans le règlement des conflits. »  Des habitants ont exprimé le souhait de ne pas opposer les populations, jeunes et moins jeunes, invitant les uns et les autres à renouer des relations dans le respect mutuel.

Afin de répondre aux différentes problématiques du quartier ayant émergées au cours de la soirée, le premier adjoint au maire a annoncé la prochaine mise en place de trois groupes de travail sur les thèmes du commerce, de la sécurité et du dialogue intergénérationnel. Des groupes de travail pilotés par la Ville et auxquels les habitants seront associés.

Sylvie Moisy

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  • cr, le 24/01/2012 à 09:41 :
    peu importe la grandeur de la maison de quartier les 350 personnes étaient là pour un débat interressant qui a validé differents groupes de travail La municipalité fait de la prévention pour ce qui est de la police elle n'est pas seulement dans le sécuritaire... son manque d'effectifs est lié au remplacement d'un fonctionnaire sur deux , la RGPP (révision générale des politiques publiques) ...
  • ft, le 22/01/2012 à 08:46 :
    Je pense qu'on en était pas loin des 350 personnes ! et même si on était que 349, le plus important est que les habitants du quartier se sentent concernés, aient envie de s'exprimer, et de s'investir dans la vie du quartier. J'espère que les réunions programmées vont rapidement se tenir et que l'on pourra discuter, ensemble, des sujets qui nous tiennent à cœur. J'ajoute que ce n'est pas partout qu'une municipalité réunit les habitants pour leur demander leur avis. Et ça, c'est un choix politique, et c'est pas celui de l'état !
  • lamine, le 19/01/2012 à 09:42 :
    350 personnes dans la petite maison de quartier ? chiffres de la police ou réels ? faut pas gonfler les chiffres, quat même... et la sécurité c'est à l'état qu'elle revient, pas au maire.
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