Taxer le manque de propreté

La quatrième rencontre budgétaire, sur les six prévues, s’est déroulée quartier Louis-Bertrand-Mirabeau-Sémard. Lundi 13 octobre, salle des Petits-Bois, ce sont le fonctionnement de la fiscalité locale et les problèmes de propreté urbaine qui ont fait le plus débat parmi les sujets abordés.

budget-louis-bertrand-P© Mairie d'Ivry - F. RogerRencontre budgétaire, salle des Petits-Bois, quartier Louis Bertrand.« Malgré une idée très répandue qui affirme le contraire, Ivry fait partie des dix-sept villes les moins chères du département en matière de fiscalité locale.» Philippe Bouyssou le soutient, tableau chiffré à l’appui. « Sur les quarante et une communes du Val-de-Marne, nous nous situons à la trente et unième place, précise le premier adjoint au maire en charge de la fiscalité. Il est vrai cependant que la taxe foncière sur le bâti est la plus élevée de toutes avec un taux de 29,5%. Pour autant, la fiscalité ivryenne reste raisonnable grâce au taux particulièrement faible de la taxe d’habitation, de 10,16% pour 2007 ».
Ce calcul a été effectué en prenant en compte une base locative et un profil de foyer fiscal identique pour chacune des municipalités concernées.

Taux, bases, foyers fiscaux… Par moments, la démonstration effectuée diaporama à l’appui est un tantinet complexe. Mais comment parler de fiscalité locale, et par là même de la construction du budget communal, sans en démonter les rouages ? Comme pour chaque rencontre de quartier, la première partie de soirée est consacrée à cet exercice. Outre les mécanismes définissant la valeur des impôts locaux (quelle part de responsabilité revient à l’Etat ; quelle marge de manœuvre pour les collectivités locales…), il y est aussi question de budgets de fonctionnement et d’investissement, de priorités politiques et de poursuite des grands projets d’aménagement.

rencontres-quartier2008Dans le public, on s’accroche. « Le niveau est élevé. Mais c’est la présentation budgétaire la plus efficace à laquelle il m’ait été donné d’assister », précise un ancien parisien. Un jeune homme se félicite, pour sa part, « d’avoir potassé Ivry ma ville avant de venir. Le dossier, très bien fait, m’a déjà fait comprendre pas mal de choses. »

En seconde partie de soirée, il est question de réfléchir à la mise en place d’une fiscalité spécifique à la collecte des ordures ménagères. Les habitants du quartier se sentent plus à l’aise et les langues se délient car la propreté urbaine est, malheureusement, un sujet trop bien connu de tous.

Aux côtés de Philippe Bouyssou, Daniel Mayet, adjoint en charge du développement urbain et élu délégué du quartier, et Séverine Peter, adjointe en charge de la jeunesse et des sports, répondent point par point. « Les dépôts sauvages sont un vrai souci, confirme le premier. La ville a mis à disposition deux camions supplémentaires pour effectuer un ramassage quotidien. Mais plus on collecte, plus il y a de dépôts. Les gens finissent par trouver normal de se comporter ainsi. » Pour la seconde, « l’apprentissage à la citoyenneté se fait effectivement dès le plus jeune âge. Si les animateurs du tri font régulièrement des interventions dans les écoles à ce sujet, rien ne peut se faire sans la participation des adultes et, notamment, des parents. »

Mettre en place une redevance qui inciterait les gens à mieux se comporter apparaît, dans ce contexte, comme un début de solution. Créer des postes d’agents municipaux chargés de verbaliser les récalcitrants aussi. Entre autorité et civisme, le sujet fait débat. Et ce n’est pas fini. Rendez-vous est pris en novembre, Espace Gérard Philipe, où deux conférences sur le sujet devraient permettre d’en savoir plus.

Emmanuelle Pichelin
En ligne, le 14/10/2008

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Prochaines rencontres :

-    Centre ville : mardi 14 octobre à 20 h 30 (Espace Robespierre) ;
-    Ivry-Port : mercredi 15 octobre à 20 h 30 (maison de la citoyenneté Jean-Jacques Rousseau).

Exposition jusqu’au 31 janvier :
Pour en savoir plus sur la fiscalité locale et les modes de financement de la collecte des déchets ménagers.
Espace Gérard Philipe
(centre Jeanne Hachette – rue Raspail à hauteur de l’hôtel de ville).