2019-01-09-LiveVoeux-01-1500.jpg

« Garantir le droit à la ville pour tous, développer un Service Public garant de l'accès à des droits fondamentaux, faire reculer toutes les discriminations, relever le défi climatique, ouvrir en grand les capacités d'intervention populaire et citoyenne. Ce ne sont pas des slogans. C'est la réalité que nous essayons de construire à Ivry, avec vous toutes et tous, depuis longtemps. »

Retrouvez ci-dessous l'intégralité de l'intervention du maire ce mercredi soir, halle Venise Gosnat. 

Youtube Video : Voeux à la population 2019

Intervention du Maire le 9 janvier 2019

Mesdames, Messieurs,
Chers amis

C'est avec un immense plaisir que je vous retrouve ce soir, et vous souhaite, à toutes et à tous, la bienvenue dans cette halle Venise Gosnat.  Au nom de la municipalité d’Ivry, des élu-e-s présentes et présents à mes côtés, je vous adresse tous nos vœux pour cette nouvelle année 2019, vœux de santé, de bonheur, et de réussite dans tous vos projets.

Il est des traditions qu'il est bon de respecter, même si l'on appartient, comme moi, à une famille politique qui aspire vivement non pas au conservatisme, mais au contraire au changement, au mouvement, à la transformation, et pourquoi pas, à la révolution! Mais ce moment festif,  ce répit dans le tumulte de nos engagements, nous permet aussi de nous retrouver juste pour le plaisir d'être ensemble, de partager un moment de convivialité, dans la diversité de nos sensibilités, de nos opinions, qui font aussi la richesse de notre ville, et plus largement, celle de notre pays.

Cet équilibre, qui fait tenir ensemble des individus, dans le respect de chacun, dans le respect de ce qu'il est, c'est le cœur même de notre démocratie. Et nous le savons - ceci est dans tous les esprits - cette cohésion, et ce qu’il pouvait rester de cette harmonie dans le pays a comme volé en éclat ces dernières semaines. Je pense bien entendu – mais pas seulement - à cette vague populaire fluorescente qui a fait irruption avec grand fracas, des rond points  de la France « périphérique » jusqu’aux Champs-Elysées.
 
Oui, nous le savons, nous le comprenons même, les raisons de la colère sont profondément enracinées dans notre pays. Elles reposent sur des inégalités qui n'ont cessé de se creuser ces dernières décennies,  sur des engagements non tenus, sur des espoirs trahis, jusqu'à provoquer une véritable rupture. 

Comment aurait-il pu en être autrement dans ce pays, qui se situe au 7e rang des puissances économiques mondiales, mais qui compte 9 millions de personnes  survivant  en dessous du seuil de pauvreté?
Comment aurait-il pu en être autrement quand les collectivités territoriales, quand les communes, se voient privées par l'Etat des moyens nécessaires au développement des services publics ?
Comment aurait-il pu en être autrement, quand le président de la République décide que supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune est une urgence, au nom d’une illusoire théorie du ruissellement  ?
Comment, enfin, aurait-il pu en être autrement quand l'arrogance et le mépris de classe sont « En Marche », au Palais de l'Elysée, du sommet duquel, on croit qu'il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi ? 
 
Les voilà donc pris dans la nasse de l'impuissance et de l'impopularité, les voilà désemparés devant la manifestation de millions de colères légitimes auxquelles ils ne savent plus faire face. En méprisant depuis si longtemps les mouvements sociaux, les alertes du monde associatif, les organisations syndicales, les formations politiques, bref en discréditant toutes les formes collectives d'expression et d'opposition, ils se retrouvent aujourd’hui devant une colère généralisée, éparse, et inédite…  Et pour éteindre cette colère il faudra bien plus qu’un simple coup de com’ ! Bien plus qu’un plan anti casseur !

Et puisque  le Président de la République, a annoncé (sans bien mesurer le risque qu’il prend) une "grande concertation nationale",  et bien répondons-lui: « Chiche, Monsieur Macron! Vous voulez entendre les raisons de la colère populaire? Nous allons vous y aider ! ».

Voilà pourquoi nous avons mis à la disposition des Ivryennes et des Ivryens des cahiers de doléances, qui sont aussi et même surtout des cahiers d’exigences. Et un premier regard, sur ce qui s’est déjà écrit, montre que ces exigences sont nombreuses :
- Exigence de dignité, tout d’abord.
- Exigence d’une plus grande justice fiscale, qui commence par le rétablissement de l’Impôt sur la Fortune. 
- Exigence, d’une augmentation des pensions et retraites, et de leur indexation sur le taux de l’inflation.
- Exigence de relever le défi climatique et de préserver l’avenir de la planète autrement que par des logiques punitives. 
- Exigence du développement, voire du rétablissement de tous les  services publics de proximité.
- Exigence d’une réévaluation généralisée des salaires, qui commence par 200 € de plus pour le SMIC.
- Exigence du dégel du point d’indice pour les fonctionnaires.
- Exigence d’un accueil digne de nos valeurs de solidarité, en direction des migrants qui fuient l’oppression, la guerre et l’extrême pauvreté.
- Exigence pour la jeunesse, de la reconnaissance de son potentiel, de lui donner les moyens de son accomplissement par la formation, l’emploi et la capacité d’intervention. C’est également,  en finir avec les angoisses de Parcoursup et revenir sur le projet de réforme du Baccalauréat 
- Exigence démocratique, enfin, qui remet profondément en cause la logique de la « délégation de pouvoir » et qui ouvre la voie à une intervention permanente de tous les citoyens sur les affaires de la cité et du pays. 

Je souhaite que ces exigences, qui semblent aujourd’hui très majoritaires à Ivry et dans le pays, se fassent entendre, avant même que ne commence le grand débat présidentiel. Car c’est ensemble, « gilets jaunes », « gilets rouges, noir, blanc, verts ou arc-en-ciel … » que nous devons prendre la main sur l’ordre-du-jour de ce débat. 

Ces exigences, ces colères personne n’en a le monopole et il ne faut se tromper ni sur leur sens, ni sur leur profondeur. Je le disais, un simple coup de com’, de simples ajustements à la politique du Gouvernement ne suffiront pas à y répondre. Elles appellent un vrai changement de cap, et une rupture claire avec les dogmes du libéralisme !

Et si ce changement de cap, si cette rupture sont trop difficile à porter pour le Président. Alors j’écrirai en haut dans la marge, pour recommencer un nouveau cahier, avec mon plus beau stylo rouge, à l’unissons avec les lycéens de Romain Rolland, injustement placés en garde à vue pendant 36 heures, pour ce même fait, en décembre dernier, j’écrirai: « Macron démission ! »

Soyez rassurés, je ne vous retiendrai pas toute la nuit, pour vous dérouler, la longue liste des doléances et des exigences de notre municipalité pour l’avenir d’Ivry… J’indiquerais simplement à Mesdames et  Messieurs Macron, Philippe, Pénicaud, Lemaire, Castaner, Darmanin et consort…  Que d’autres choix sont possibles et que s’ils sont à cours d’inspiration, ils peuvent toujours regarder vers Ivry … 

Si vous voulez parler de transition écologique, alors il faut d’abord mettre un terme à l’étalement urbain, arrêter de sacrifier les précieuses terres agricoles et agir contre l’éloignement domicile travail… En clair il faut garantir le droit à la ville pour tous ! A Ivry c’est ce que nous faisons. Rien qu’en 2018 et 2019 nous aurons livré ou mis en chantier plus de 800 logements, dont 330 logements sociaux. Oui, nous acceptons une densification de notre territoire (et nous le devons aussi à l’impulsion qu’a su donner mon prédécesseur Pierre Gosnat), notamment pour permettre aux Ivryens, aux catégories populaires, de rester dans leur ville, et de ne pas être chassés toujours plus loin par la spéculation immobilière. Et j’ai le plaisir de vous informer ce soir – pour celles et ceux qui ne seraient pas encore au courant – que nous avons de nouveau franchi le seuil des 60 000 habitants, nous sommes « officiellement 61 099 Ivryennes et Ivryens ! »

Si vous voulez parler de transition écologique, au cœur de la métropole parisienne,  il faut agir sans hypocrisie contre le modèle de la voiture individuelle, et pas seulement en culpabilisant et en pénalisant ceux qui sont encore contraints de rouler au diesel. Il ne suffit pas non plus de substituer aux moteurs thermiques des moteurs électriques dont l’impact environnemental sera à terme tout aussi catastrophique. Non, ce qu’il faut, c’est construire de véritable alternative en développant les transports en communs, dans le cadre du service public (et c’est important). A Ivry nous n’accepterons aucun retard dans la mise en œuvre du T-zen sur la route départementale 19, nous n’accepterons pas que l’exploitation du tram 9 soit confisquée à la RATP, et nous continuerons à agir pour le prolongement de la ligne 10 jusqu’à la place Gambetta … 

Et puisque qu’Ivry devrait, selon toute vraisemblance, continuer à accueillir sur son territoire l’incinérateur du SYCTOM, (je ne rentrerai pas ce soir dans le détail d’un projet, dont je sais – ô combien – qu’il fait débat) pour traiter les déchets de 12 arrondissements parisiens et de 14 communes voisines, nous exigeons que le terrain et l’aménagement du futur parc des confluences, (4 hectares et demi d’espace vert en bord de seine) ne nous coûte pas un seul centime. Oui nous exigeons une véritable  compensation carbone des contraintes « d’intérêt général » que nous accueillons sur le sol ivryen.  

SI VOUS VOULEZ, MAINTENANT, PARLER DE JUSTICE FISCALE, c’est vrai les impôts « on en paye toujours trop », et ils sont souvent injustes surtout quand les revenus du capital sont moins taxés que ceux du travail, ou quand ils fuient dans les paradis fiscaux… Mais ce qui compte aussi, sur le fond, c’est ce qu’on en fait… Et ici à Ivry Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, nous pourrions, sans prétention,  vous donner quelques leçons. N’est-ce pas vous d’ailleurs, Monsieur Macron, qui il y a quelques temps évoquiez dans votre plan pauvreté, l’idée de permettre l’accès à la restauration scolaire pour un euro ? Eh bien ici à Ivry, depuis fort longtemps, notre pratique du Quotient familial nous permet, pour les revenus les plus modestes, d’accéder à la cantine pour  41 centimes d’euros, à la journée de centre de loisirs pour 1€92! à la journée de classe de découverte pour 3€29 !  au Conservatoire pour une année de cours au tarif de 42€19! Cette pratique du quotient familial rend à une majorité de familles bien plus que leur contribution à la fiscalité locale. C’est cette redistribution solidaire qui nous permet d’agrandir et de redimensionner le Centre Municipal de Santé dans un contexte catastrophique de démographie médicale ; c’est cette redistribution solidaire qui nous a permis à la rentrée d’inaugurer une école Makarenko rénovée et agrandie ; c’est aussi cette redistribution qui nous permet de garantir l’accès pour toutes et tous à la culture, avec un cinéma d’art et d’essais, un centre dramatique national à la Manufacture des œillets, un théâtre municipal, une médiathèque, deux galeries d’art contemporain… (tout le monde aura entendu les points de suspension qui montrent que je ne peux pas être exhaustif dans ce domaine). Oui, garantir l’accès à la culture pour tous, c’est être aux côtés des créateurs, des artistes, de toutes celles et ceux qui cherchent à s’extirper, et à nous extirper, des logiques marchandes qui pillent déjà notre travail, notre société, mais qui voudraient aussi piller nos consciences et nos imaginaires…

C’est cette redistribution qui nous permet  d’accompagner le maintien à domicile des personnes âgées et leur droit à l’autonomie.
C’est cette redistribution, qui vient de nous permettre de créer un nouveau service pour lutter contre les incivilités et la dégradation de la propreté de l’espace public.

C’est cette redistribution, qui rend possible la mise à disposition  gratuite des équipements sportifs, qui avec l’engagement des bénévoles, démocratise plus qu’ailleurs, l’accès aux sports pour tous. J’en profite pour saluer ici l’Union Sportive d’Ivry, notre club omnisport qui célèbre cette année son centenaire. 

C’est enfin cette redistribution, cette solidarité qui nous aura permis ces dernières années de doubler le nombre de berceaux dans les crèches municipales. 

Mais bien sûr, tout cela, même si c’est important, ne fait pas le compte.  Ce service public garant de l’accès de toutes et tous à des droits fondamentaux, ce véritable bouclier social, il faudrait pouvoir le développer d’avantage.  C’est pourquoi nous exigeons que l’Etat nous restitue les 20 millions d’euros dont nous avons été privés ces dernières années avec la baisse scandaleuse de la Dotation Globale de Fonctionnement. La suppression (partielle ou totale)  de la Taxe d’Habitation, et surtout son hypothétique compensation par l’Etat, pourrait encore aggraver la situation, et mettre en grand danger le maintien de ces services publics de proximité. 

SI VOUS VOULEZ, A PRESENT, PARLER DE L’ORGANISATION DE L’ETAT et des collectivités locales … alors le 1er acte qu’il convient de poser est d’ouvrir le chantier d’une 6e république, enfin démocratique et populaire, qui rompe avec la vision présidentialiste ! Car notre constitution a 60 ans, et 60 ans, c’est l’âge idéal pour la retraite ! 

Il est temps également d’accorder enfin le droit de vote et d’éligibilité à tous les résidents étrangers !

Et concernant les collectivités locales, je demande l’abrogation des lois Notre et Maptam qui ont imposé une nouvelle organisation technocratique et centralisatrice des territoires et  de la métropole du Grand Paris, en arrachant aux communes des compétences aussi précieuses que l’aménagement, et qui éloignent toujours plus les lieux de décision du contrôle populaire et citoyen. 

D’ailleurs, Monsieur le président de la République, vous vous êtes souvenu récemment que les maires existaient,  et que parmi les responsables politiques, ce sont celles et ceux dont l’image est la moins dégradée aux yeux de l’opinion. Ce n’est pas là le fruit du hasard ou la preuve de leur totale perfection. Non, ce sont leurs liens quotidiens avec les habitants, cette proximité qui les placent à portée d’engueulades,  et qui les obligent à écouter, à prendre en compte tous  les avis… c’est tout ça qui leur donne cette place si particulière.  Monsieur le président, vous voulez donc maintenant vous appuyer sur nous, les Maires, pour la tenue du « Grand débat national » !  Soit, mais il s’agirait d’abord de nous respecter, et d’arrêter de nous confisquer les leviers et les moyens nécessaires à la mise en œuvre des politiques locales qu’attendent nos concitoyens.

SI VOUS VOULEZ, ENFIN, PARLER DE DEMOCRATIE ET DE CITOYENNETE… alors il faut d’abord ouvrir en grand les capacités d’intervention populaire et citoyenne ! Et il ne sert à rien, de ce point de vue, de dénaturer, de caricaturer avec outrance, l’aspiration qui s’exprime pour plus de démocratie, en agitant le spectre d’une remise en cause de l’abolition de la peine de mort, ou du droit au mariage pour tous ! 

Commencez plutôt par redonner aux associations, véritable poumons de la démocratie, les moyens de leur activité et de leur engagement, notamment en revenant sur la suppression des emplois aidés, qui fait courir à nombre d’entre elles le risque de mettre la clef sous la porte. 
 A Ivry, sans doute bien imparfaitement, avec les comités de quartier, le budget participatif que nous expérimenterons en 2019, la coopérative citoyenne, notre soutien à la vie associative… Nous encourageons depuis longtemps une intervention concrète des habitantes et des habitants sur la vie de la cité. 

Ces enjeux de citoyenneté, nous nous y confrontons  aussi et parfois âprement, sur la question de l’accueil des migrants, et de l’inclusion des populations Tziganes. Ivry est certes, devenue une ville exemplaire sur ce point, mais j’entends régulièrement ces interrogations…  « Ivry n’en fait-elle pas trop ? »,  « Ne compensons nous pas l’absence de l’engagement de l’Etat ou l’égoïsme d’autres villes … » Je pense profondément que nous devons mieux partager et rendre populaire la fierté des projets ambitieux, que nous portons dans ce domaine, avec les associations. Mais il nous faut également renforcer notre mobilisation et notre exigence là encore, pour que, par exemple, les fonds européens destinés à ces dispositifs d’accueil et d’inclusion, ne restent bloqués à la Région, et ne repartent pas chaque année à l’Europe par dizaine de millions, faute d’avoir été utilisés.  

La citoyenneté c’est aussi et peut être surtout, promouvoir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes,  lutter contre toutes les formes de discriminations, de racisme, d’homophobie... Cela passe par l’éducation, l’éducation populaire et le travail mémoriel. 

Une démocratie apaisée, c’est aussi une société qui ne dissocie pas l’ordre et la justice. Et nous continuerons à dénoncer et à agir contre toutes les formes de violences, y compris policières. Nous devons œuvrer pour transformer profondément les rapports entre la police et la population. Il est impératif de développer les dispositifs de prévention, il est urgent de donner à la Police Nationale les moyens matériels et humains dont elle a besoin, pour ne pas être cantonnée à la répression, pour lui conférer pleinement sa noble et belle mission qui est de « garder la Paix », au service de l’ensemble des citoyens.

Faire tenir ensemble les exigences de « Paix » et de « Citoyenneté », c’est aussi ce que nous essayons de promouvoir au travers de nos actions de solidarité internationale, avec nos amis malien de Djianguirdé, ou palestinien de Jelazone et Jifna. Et J’ai ici une pensée particulière pour Salah Hamouri,  citoyen franco-palestinien dont nous aurons obtenu de haute lutte la libération après des mois de détention arbitraire, par le gouvernement israélien, et dont Ivry a été la ville hôte de son comité de soutien. J’ai aussi une pensée émue pour mon amie Claude Mangin, infatigable militante de la cause du peuple sahraoui, que nous avons accueillie l’an dernier à l’Hôtel de Ville alors qu’elle menait une grève de la faim pour la libération de son mari, Naâma Asfari. Ces initiatives ivryennes pour la citoyenneté, la justice, la paix, nous voulons que le gouvernement s’en empare, et que la voix de la France s’exprime plus clairement et plus fortement sur la scène internationale.

- Oui, Garantir le Droit à la ville pour tous,
- Développer un Service Public garant de l’accès à des droits fondamentaux,
- Faire reculer toutes les  discriminations,
- Relever le défi climatique,
- Ouvrir en grand les capacités d’intervention populaire et citoyenne.

Ce ne sont pas des slogans. C’est la réalité que nous essayons de construire à Ivry, avec vous toutes et tous, depuis longtemps. C’est un socle de valeurs largement partagées, par les forces progressistes de tous horizons, qu’il convient de poursuivre et d’enrichir ensemble. Car plus que jamais, dans un contexte où cette volonté de progrès et de solidarité, se heurte à toutes les régressions qu’on voudrait nous imposer, le rassemblement est indispensable. C’est la responsabilité, que les communistes d’Ivry m’ont confié, dans la perspective du grand rendez-vous démocratique qui aura lieu en Mars 2020.

Et permettez-moi de saisir cette occasion, pour affirmer dès ce soir mon engagement à créer vraiment, toutes les conditions pour rassembler les forces politiques de progrès et de transformation, bien sûr. Mais permettez-moi également d’appeler toutes celles et ceux qui ne s’identifient pas à telle ou telle organisation, à telle ou telle sensibilité politique, mais qui veulent s’engager pour l’avenir d’Ivry… permettez-moi de les appeler à s’en mêler, à être pleinement partie prenante, à être actrices et acteurs non seulement de la construction d’un programme, mais également d’une équipe aux couleurs d’Ivry.

Ivry, cette ville populaire, solidaire et métissée…C’est d’ailleurs ce qui la rend si belle. Elle est même à mes yeux,  je l’avoue, la plus belle ville du Monde. Je peux vous parler d'elle pour y être né, pour y avoir grandi et connu tant de gens, tant d'expériences de vie.
Oui, Ivry est belle, on dit même qu’Ivry c’est « the place to be…». Je suis certain que son attractivité et même son pouvoir de séduction continueront de s’affirmer dans l’avenir. Cela me donne parfois le vertige mais au fond cela me tranquillise et m’apaise. Car Ivry s’est construite durablement, solidement ancrée sur des valeurs universelles qui font sa singularité, sa beauté, sa grandeur, et son humanité.


Il est temps pour nous, à présent, de nous retrouver, de continuer à construire ensemble, tous ensemble cette aventure humaine qui fait d'un rêve commun une belle réalité pour aujourd'hui, et pour demain. C’est tout le bien que je nous souhaite pour cette nouvelle année 2019 et pour les années à venir !

Merci.
 

Retour en haut de page