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© Mairie d’Ivry-sur-Seine - Frédéric Iriarte

Budget, financements, densité, projets urbains… Les thèmes abordés lors de la rencontre publique sur l’avenir des équipements nautiques à Ivry ont largement dépassé le cadre de leur sujet. Tout en ne le quittant pas des yeux une seule seconde.

Après plusieurs réunions avec les différents acteurs concernés (associations, communauté éducative, agents municipaux travaillant dans les piscines), la Ville consultait les habitants le 18 février. Deux hypothèses ont été présentées. La première consiste en la rénovation du bassin de l’Orme au chat (OAC), fermé depuis 2017 en raison d’une fragilisation de la charpente métallique. La seconde propose la construction d’un nouvel équipement, en complément de la piscine Robespierre - et donc de la fermeture définitive de l’OAC.

« À aucun moment n’est fait mention du fait que le gymnase et le plateau d’évolution de l’OAC sont aussi des extensions de l’école attenante », rappelle une parent d’élève.

« C’est tout de même effarant, en termes de respect de l’argent public, de proposer de raser un équipement qui a seulement 30 ans ! », s’indigne une habitante parmi la cinquantaine de présents.

Un propos que tempère un autre participant : « À l’Orme au chat, les vestiaires sont à l’étage. Les enfants descendent, après leur douche, des escaliers pour accéder à la partie la plus profonde du bassin. Je me demande comment il n’y a pas d’accidents graves ! ».

Le débat se poursuit : « Pourquoi ne pas imaginer un bassin de 50 m avec davantage de couloirs pour mixer les pratiques, et d’autres bassins complémentaires pour l’aquagym, les bébé nageurs ? » ; « Ne serait-il pas possible d’envisager la rénovation de l’OAC de manière transitoire ? » ; « Combien de temps va encore tenir la piscine Robespierre ? » ; « En natation, le besoin de créneaux est élevé, intervient un responsable de section de l’Union sportive d’Ivry. Nous n’avons déjà plus la place, même avec une rénovation de l’Orme au chat. »

Romain Marchand, premier adjoint au maire en charge des sports a rappelé que « La situation avant la fermeture de l’Orme au chat était déjà insatisfaisante en termes de réponse aux besoins des habitants, des scolaires et des associations. » Avant de souligner le fait qu’aucune des hypothèses ne remettrait en cause la continuité de l’escalade, pratiquée actuellement dans le gymnase accolé au bassin.

La discussion s’est prolongée tard dans la soirée. La municipalité devrait décider de l’hypothèse retenue en avril.

Ahmed Talbi

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