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© Mairie d’Ivry-sur-Seine - Christophe Seguin

Ils ne lâchent rien. Parents d’élèves et enseignants d’Ivry continuent de se mobiliser contre le projet de loi Blanquer, actuellement discuté au Parlement et qui doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine, selon les vœux du gouvernement. Samedi matin, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées place Voltaire, pour une classe en plein air. Mercredi 22 mai, les parents d'élèves FCPE avaient appelé à un collège désert à Politzer, et 60% des professeurs du collège Romain Rolland étaient en grève. Enfin, mardi 28 mai, une vingtaine de mamans se sont réunies devant la mairie pour dénoncer un amendement à la loi Blanquer, voulu par les sénateurs Les Républicains, visant à interdire aux femmes voilées l’accompagnement des enfants en sortie scolaire. Des actions qui font suite notamment à la journée de grève du 9 mai et à la grande chaîne humaine entre Vitry et Ivry, le 11 mai.

« Pas envie d’accepter ça »

Plusieurs points de la loi Blanquer « pour une école de la confiance » cristallise les contestations, notamment la volonté de regrouper au sein d’un même établissement une école et un collège voisins, sous l’autorité du principal de collège. Les enseignants dénoncent également une volonté de « museler » leur liberté d’expression, entre autres griefs.
« On n’a pas envie de baisser les bras, déclare Judith Lopes, de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves). On dénonce la loi Blanquer, mais aussi la réforme du lycée mise en place cette année et dont on en voit les difficultés d’application. Et puis, il y a Parcoursup, qui connaît de nouveaux bugs cette année. Tout ça, on ne l’a pas digéré. Ce sont des réformes qui s’accumulent et c’est trop. C’est tout le système, de la maternelle jusqu’au post bac qui est attaqué. On n’a pas envie d’accepter ça, même si c’est voté. On a encore envie de croire qu’on peut faire reculer ou changer les choses. » Après son passage au Sénat, le projet de loi Blanquer doit maintenant être discuté en commission mixte paritaire, début juin, avant de repasser devant les députés. D’ici là, la mobilisation va continuer.

Philippe Gril

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