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Championnes ! Trophée en main, la capitaine Prescillia Mosta, avec à sa gauche, la coach Sandrine Otina. (Crédit photo : Bertrand Delhomme-USI handball)

Le suspense est insoutenable. Il reste moins d’une minute à jouer, et les filles de l’USI handball sont en tête d’un but dans cette « finale » du championnat de national 3 contre leurs rivales du CSA Kremlin-Bicêtre, devant elles au classement avant le coup d’envoi. Ce sont ces dernières qui ont le ballon en main pour une dernière attaque : si elles égalisent, c’est elles qui seront championnes. Ivry doit tenir. C’est irrespirable : Delaune est une fournaise, au propre comme au figuré, grâce à l’appui de plus de 500 supporters des Rouge et Noir. Ce serait trop bête de craquer maintenant après une heure de combat qui a vu les Ivryennes remonter un handicap de trois buts.

Mais les Kremlinoises négocient mal ce dernier ballon d’attaque : une mauvaise passe et le ballon est arraché par la défense. Ne reste plus qu’à le tenir bien au chaud pour les dernières secondes. Et quand résonne le buzzer, c’est la liesse : le public envahit le parquet pour aller célébrer cet évènement avec les joueuses d’Ivry, ivres de joie.

« Ça y est on est championnes ! C’est le travail de trois années enfin récompensé, s’extasie Sandrine Otina, coach et joueuse. J’y croyais, je savais qu’on pouvait le faire. C’était l’objectif pour l’équipe de monter en national 2 et de remporter le titre. Je remercie toute l’équipe et surtout les supporters. C’était une ambiance de folie, ça fait vraiment plaisir.»

« Une fierté »

Ce match, la gardienne et capitaine Prescillia Mosta a failli le manquer. La veille, elle s’est blessée à la cheville. Ce qui ne l’a pas empêché d’arrêter un pénalty décisif, en fin de match. « J’ai tout donné, j’ai plongé et voilà… Ça a été un tournant dans la rencontre, raconte-t-elle, hilare. C’est une fierté d’être championnes, c’est un combat qu’on a mené toute la saison. Malgré les blessures, on a toujours répondu présentes.»

Après trois titres successifs pour autant de montée, les filles vont découvrir la saison prochaine le championnat de national 2. Avec ambition. « Si j’ai quatre joueuses qui arrivent en renfort, on pourra jouer les quatre premières places du championnat, anticipe Sandrine Otina. Sinon on jouera le maintien. Cela fait trois années de suite qu’on gagne le titre, ça va bien s‘arrêter un jour. »

Philippe Gril

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