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Abou Diarra ne vient pas en terre inconnue. Le Hangar lui a déjà ouvert ses portes en 2014. © François Mallet

Il est des artistes rares qui se méritent. Abou Diarra est de ceux-là. Il ne s’engage dans un nouvel album qu’après avoir ressenti cette nécessité impérieuse venue du plus profond de lui. Marqué par la culture ancestrale des chasseurs bambara, Abou Diarra est un joueur de kamele n’goni, sorte de harpe-luth malien à 14 cordes, qui l’accompagne sur scène. Sa musique, il va la chercher dans les sons traditionnels, et les musiques urbaines contemporaines dont le métissage donne naissance à un blues mandingue.

« La programmation d’Abou Diarra, confie Christophe Adriani, directeur du théâtre Antoine Vitez, correspond à l’envie de faire entendre la force d’une identité non figée et une culture qui se créolise, liée aux rencontres, aux voyages, parfois par nécessité, l’émigration, parfois simplement par désir d’échanges. » Avec Koya, son quatrième album qu’il portera sur scène, il nous fera voyager du fleuve Niger aux rives du Mississipi, affluents du blues.

C’est avec sa mère, lors de mariages coutumiers au sud du Mali qu’il fait l’apprentissage des phrasés vocaux. Et c’est un hommage qu’il lui rend en dénommant Koya (son prénom) cet album. Nicolas Repac, compagnon de route d’Arthur H en a assuré les arrangements et Vincent Bucher sera sur scène avec son harmonica. Comme de coutume en fin de saison, le concert sera précédé d’un apéro participatif devant le théâtre. Bonne soirée !

Claude Bardavid

Abou Diarra : le 14 juin à 20h au théâtre Antoine Vitez : 1 rue Simon Dereure.01 46 70 21 55. Apéro participatif à partir de 18h30.

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