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L’US Ivry pourra encore compter sur Benjamin Bataille (ici contre Saint-Raphaël, la saison dernière), pour maintenir leur club dans l’élite. © Mairie d’Ivry-sur-Seine - David Merle

Si, avec ses huit titres de champion, l’US Ivry est un monument du handball français, il fait de plus en plus figure de Petit Poucet. Dans ce championnat où les puissants le sont toujours plus, le club tente de se maintenir avec ses modestes moyens. C’est avec un budget de moins de trois millions d’euros qu’il entame ce mois-ci sa 62e saison dans l’élite, loin derrière le PSG des Qataris (près de vingt millions d’euros).

À Ivry, on n’a pas de pétrole (ni de gaz), mais de l’huile de coude et une longue tradition. Ainsi, le club s’appuie une nouvelle fois sur son centre de formation pour garnir ses rangs, alors que six joueurs, et pas des moindres (Rémy Gervelas, Morten Vium…), ont quitté le club à l’issue de la saison dernière.

Trois joueurs viennent de signer leur premier contrat pro : l’arrière gauche Axel Cochery, et les ailiers Antonin Mohamed et Lucas Petit. Ils rejoignent les autres enfants du club déjà bien installés dans l’équipe (Benjamin et Mathieu Bataille, Léo Martinez, Walid Badi…). Même confiance dans le « Made in Ivry » en ce qui concerne le poste de gardien, avec deux jeunes aspirants (Jean-Emmanuel Kouassi et David Bernard) pour seconder le titulaire Maté Sunjic. « Aucun club ne peut se targuer de faire jouer autant de joueurs issus de sa formation », souligne avec fierté François Lequeux, président de l’USI Hand.

Lendemains qui chantent ?

Pour les épauler, le club a réussi un recrutement malin, avec des joueurs expérimentés dont le talent pourrait exploser chez les Rouge et Noir : l’ailier droit Théophile Caussé (ex-Montpellier), l’arrière gauche Adama Sako (ex-Tremblay), le demi-centre international portugais Wilson Davyes (ex-Dunkerque), et le pivot belge Simon Ooms (ex-Sélestat). S’il affirme que « se maintenir cette saison sera encore une fois un exploit et un combat de longue haleine », François Lequeux veut croire en des lendemains qui chantent, après une année très compliquée (12e sur 14).

« C’est la seconde saison des coachs Sébastien Quintallet et Benoît Peyrabout, et cette équipe est pleine de talents. On est capable de grandes choses. Mais tout va dépendre de ce que les joueurs vont réussir à dégager collectivement. » Le Petit Poucet Rouge et Noir espère cette fois finir à sept lieues de la zone rouge.

Philippe Gril

Les matchs au gymnase Delaune (16 rue Robespierre) en septembre : à 20h30, le 4 contre Nîmes et le 18 contre Aix.
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« Soutenir son club, c’est s’abonner », enjoint François Lequeux, président de l’USI Hand. Plusieurs formules sont proposées cette année pour ne rien rater des matchs à domicile : de 80 à 110 € pour les formules « classiques » (matchs de Starligue et coupes), et de 109 à 149 € pour les abonnements « privilèges » (avec cadeaux et soirées avec les joueurs). Rendez-vous sur hand-ivry.org/billetterie

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