Ambroise CROIZAT

Né le 28 janvier 1901 à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie), Ambroise Croizat, ajusteur outilleur, ayant vécu en 1917 les grèves de la métallurgie, adhéra aux Jeunesses socialistes. En décembre 1920, il soutint les positions du Comité pour la IIIe Internationale et milita désormais au Parti communiste. Secrétaire de la Fédération unitaire des Métaux de 1928 à 1936 puis de la Fédération CGT de 1936 à 1939, il fut élu député du Front populaire dans le XIVe arrondissement de Paris et prit une part active à l'élaboration des grandes lois sociales.

Ambroise Croizat fut arrêté dans la nuit du 7 au 8 octobre 1939. Déchu de son mandat de député le 20 février 1940, condamné à cinq ans de prison, il connut dix-sept prisons françaises avant d'être transféré en Algérie. Libéré par l'avance alliée le 5 février 1943, il reprit contact avec la direction clandestine du Parti communiste provisoire à Alger.

Réélu député en 1945, Ambroise Croizat fut ministre du Travail de 1945 à 1946 et en 1947. On lui doit les trois lois organisant la Sécurité sociale adoptée par le parlement en 1947, ainsi que des mesures concernant les congés payés des jeunes travailleurs, l'aide aux économiquement faibles et l'égalité des salaires entre hommes et femmes.

Ambroise Croizat mourut le 11 février 1951. Un foyer pour personnes âgées d'Ivry, situé rue Jean-Marie Poulmarch, porte son nom depuis le 9 décembre 1962.

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