A 63 ans, un jumelage bien vivant !

C'est la concrétisation de plus de 10 mois d'échange entre le collège Romain Rolland et le collège Otto-Tschrich de Brandebourg-sur-la-Havel et de 63 ans de jumelage entre notre ville et cette commune d'Allemagne de l'est.

Du 14 au 18 septembre, un groupe de 9 collégien·nes allemand·es et leurs enseignante de français sont reçu·es à Ivry-sur-Seine. Le matin, ils assistent aux cours de leurs correspondants français et découvrent l'éducation à la française, et ses différences avec le modèle allemand. L'après-midi, place aux visites.

Les services de la ville leur ont donc organisé des temps de découverte d'Ivry. Tout d'abord lors d'un accueil à la Maison de la Jeunesse où, après un mot de bienvenu de l'adjointe au maire aux politiques en direction des jeunes, Mme Alexandra Mortet, ils ont pu s'affronter amicalement dans un quiz sur les cultures allemande et française. Après une petite présentation des différentes activités proposées aux Jeunes dans cette structure, ils ont partagé un gouter avec les animateurs·trices.

Mercredi, c'est le Crédac qui leur avait préparé une visite en avant-première de la nouvelle exposition "Mano manca" de Pedro Barateiro ainsi qu'une présentation du site de la Manufacture des Oeillets et de son histoire.

Enfin, le jeudi, les collégien·nes allemand·es et leurs correspondants et correspondantes français·es découvrent le Louvre. Une visite courte mais riche que les jeunes francais·es espèrent pouvoir effectuer à leur tour en Allemagne d'ici quelques mois. 

D'Ivry à Jalazone, c'est la rentrée !

Une petite semaine après leurs homologues ivryen·nes, les enfants du village de Jifna et du camp de Jalazone en Cisjordanie, avec lesquels la ville d'Ivry-sur-Seine est jumelée depuis 2012, ont retrouvé les bancs de l'école cette semaine, dans un contexte particulièrement difficile.

Dans le cadre de ce partenariat historique et grâce au Comité de Jumelage, 100 cartables garnis ont pu être offerts, cette année, aux élèves du camp de  Jalazone. 

La ville d’Ivry-sur-Seine, ville messagère de la Paix, souhaite à ces 50 petits garçons et 50 petites filles palestinien·nes ainsi qu’à tous leurs camarades et aux enfants du monde une très belle rentrée et une année riche d’apprentissages !
 

Après 47 jours de grève de la faim, Naama Asfari a obtenu un accord

Le 24 juillet, après 47 jours de grève de la faim, Naâma Asfari a obtenu des autorités marocaines un accord pour un transfert vers une prison plus proche de sa famille. Il a également, pour la première fois depuis dix ans, pu consulter un ophtalmologue.

Le militant sahraoui des droits de l'homme, emprisonné depuis 16 ans, avait débuté le 8 juin cette nouvelle action radicale pour réclamer le respect de ses droits. Le 10 juillet, M.le maire en avait appelé au président Emmanuel Macron pour lui demander de prendre la défense de notre citoyen d'honneur dont l'état de santé était préoccupant.

Lire la lettre de M.Philippe Bouyssou au Président de la République

Après 16 ans de prison, Naâma Asfari avait entamé cette nouvelle grève de la faim, illimitée, au nom de sa "bataille pour la dignité" et le respect de ses droits.

Notre citoyen d'honneur, militant pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, a été arrêté en novembre 2010 et condamné à 30 ans de prison par un tribunal militaire, en violation du droit international et de la législation marocaine, lors d’un procès entaché d’irrégularités comme l’ont dénoncé aussi bien Amnesty International que le Comité de l’Onu contre la torture. Le Comité a notamment décrit "un schéma constant d’arrestations arbitraires, de placement à l’isolement, d’actes de torture ou de mauvais traitements lors des interrogatoires, puis d’utilisation, dans les procédures judiciaires, d’aveux obtenus sous la contrainte". Le pourvoi en cassation de Naâma Asfari n’a jamais été examiné. 

En 2023, le Groupe de travail de l'Onu sur la détention arbitraire a rendu un avis historique sur la situation de Naâma Asfari et de 18 autres prisonniers du groupe Gdeim Izik. Il réclamait notamment la libération immédiate de Naâma Asfari, son indemnisation et l'ouverture d'une enquête approfondie et indépendantes sur sa détention arbitraire.  Les recommandations de ce groupe de travail n'ont jamais été appliquées. 

Par son action, Naâma Asfari espèrait rappeler au monde le conflit du Sahara Occidental, trop souvent oublié. Il réclamait également sa libération et celle de ses camarades et leur transfert auprès de leurs familles, au Sahara Occidental. Enfin, il s'était résolu à cette action extrême pour "protester contre la négligence médicale et les représailles systématiques" auxquelles les prisonniers sont soumis dans les prisons marocaines alors qu'aucun de ses camarades n'était plus en état psychique de s'engager dans une nouvelle grève de la faim.

Il attend désormais le respect de l'accord obtenu et son transfert et n'exclue pas de reprendre son jeûne en septembre si les promesses ne sont pas tenues. Pour lui, cette "trêve" constitue un test de la bonne volonté des autorités marocaines mais ne signe pas l'abandon de ses revendications et notamment un droit de visite pour son épouse, Claude Mangin-Asfari et la libération de tous les prisonniers de Gdeim Izik

Quatre enfants sahraouis à la découverte d'Ivry

Malgré quelques péripéties administratives, les enfants sahraouis que la ville d'Ivry invite chaque année pour des vacances loin des camps de réfugiés du désert algérien sont arrivé·es le 13 juillet. Il et elles ont été accueilli·es, ainsi que leur accompagnatrice, à la mairie par Sébastien Scarpinato, adjoint aux Solidarités Internationales, qui leur a remis un trousseau de vêtements offerts par la ville. Puis, ils sont partis avec leurs familles d'accueil.

Les photos de l'arrivée à Ivry

Pendant 5 jours, Dahba, Fatimetu, Nasirin et Yacin ont ensuite pu alterner temps de jeu et de découverte de la ville, échanges avec des habitant·es et visites médicales. Un séjour trop court mais riche pour ces enfants qui n'avais jamais quitté les camps de Tindouf, en Algérie, où se sont réfugiés des dizaines de milliers d'habitants du Sahara Occidental depuis 1975 et la prise de contrôle de leur territoire par le Maroc.

Le 18 juillet, les enfants et Senia, leur accompagnatrice, repartent pour Le Havre, dans le cadre d'un partenariat entre la ville et une association locale, un Camion Citerne pour le Sahara. Ils y seront accueillis dans des familles d'accueil et des centres de loisirs pendant 2 semaines.

Une délégation palestinienne sous les couleurs du sport et de la résistance

Ils sont venus parler de sport, de paix et de la vie aujourd'hui en Cisjordanie. Du 7 au 16 avril, la Ville a accueilli Jessica Awwad et Mohammad Najjar, venu·es du village de Jifna et du camp de réfugiés de Jalazone, en Palestine, collectivités avec lesquelles Ivry-sur-Seine est jumelée depuis 2012. Sportifs tous les deux, ils étaient invité·es dans le cadre d'un programme mené en partenariat avec la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT) à participer à une série de rencontres et de formations sportives en marge de la Vivicittà. La grande course pour la paix et la solidarité fêtait en effet cette année le 10e anniversaire de son édition d'Ivry-Vitry. 

Pendant une semaine, Jessica et Mohammad ont ainsi découvert de nouvelles pratiques (escalade, ultimate...) mais ont également pu observer comment les services de la ville et les membres de la FSGT mettent en place des activités sportives pour tous, et en particulier pour les familles, dans un cadre urbain. Ils ont participé à l'Amicittà au stade Clerville, journée sportive pour les enfants des centres de loisir, à la grande journée de la Vivicittà au parc des Cormailles et, le dimanche, ont couru les 5km de la course. Et ce n'est pas négligeable: comme Jessica le raconte "à Jifna, je peux rarement courir plus de 1 ou 2 km sinon je risque de croiser des colons ou l'armée israélienne et de me mettre en danger".

Ce temps d'accueil a également été l'occasion, pour eux, de raconter aux Ivryen·nes leur quotidien en Cisjordanie où, pendant que le monde avait les yeux tournés vers Gaza et aujourd'hui vers l'Iran et le Liban, la situation est devenue encore plus difficile entre colons agissant en toute impunité, économie asphyxiée et multiplication des check-points et des interventions de l'armée.

C'est ce qu'ils ont pu raconter à Guillaume Spiro, premier adjoint, et Sébastien Scarpinato, ajoint aux Solidarités internationales lors d'une rencontre officielle à la mairie mais également aux différentes associations et citoyens rencontrés au long de cette semaine.

Une conf pop organisée le mardi 14 avril à l'EGP a également permis d'aborder cette question: le sport peut-il être un outil au service de la paix? La FSGT a ainsi pu témoigner des actions qu'elle mène depuis plusieurs années en Palestine. Chantal Bourvic, présidente du Comité de jumelage, est également revenue sur les actions menées dans ce domaine par Ivry-sur-Seine. Et les intervants ont tous salué dans le sport un moyen, pour le moins, de résilience et de résistance.

Journée de l’amitié franco-allemande : les collégiens de Romain Rolland défient leurs correspondants de Brandebourg-sur-la-Havel.

Jumelées depuis 63 ans, nos deux villes testent de nouvelles formes d’interactions comme ce projet de e-twinning lancé par M.Zernickel, professeur d’allemand au collège et au lycée Romain Rolland, en partenariat avec le service Relations Internationales de la ville. Les adolescent·es ont pu tchater en direct avec les jeunes Allemand·es et les défier sur une série de questions portant sur l’histoire de l’Europe, le traité d’amitié de 1963 ou encore les différents drapeaux. Et ce sont les Ivryen·nes qui l’ont emporté !

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