Tribune du groupe L'Après

Le pari du collectif

La nouvelle vient de tomber. Il n’y aura plus, dans Ivry Ma ville, de tribune de la majorité. Seulement des expressions de chacune de ses composantes politiques, ainsi que des élu.es du tiers citoyen, alors que, lors du mandat précédent, la majorité s’accordait sur une expression commune insistant sur le travail collectif mené à bien, mais aussi sur celui qui restait à accomplir.

Faire des égaux, non des égos !

Que le panorama politique local ait changé – deux sensibilités en plus dans la majorité et davantage de groupes d’opposition – et que d’inévitables considérations techniques soient à prendre en compte ne nous empêche pas d’affirmer que cette décision est un mauvais signal envoyé à notre électorat, quelques mois seulement après la constitution du Front populaire ivryen. Notre camp social, à Ivry comme ailleurs, exige l’unité de toute la gauche pour défaire la droite et l’extrême droite. Il appelle de ses vœux la constitution d’équipes militantes construisant sur le terrain l’alternative au macronisme en matière d’écologie, de participation citoyenne ou encore de défense des services publics… Et nous opterions d’emblée pour la mise en avant, sinon de nos divergences, au moins de nos différences ?

Comprenons-nous bien : l’affirmation concurrentielle des différentes formations de gauche est légitime dans un contexte politique où aucune d’entre elles n’est hégémonique – la séquence des municipales l’a une nouvelle fois démontré. Mais, à L’Après, nous avons l’intime conviction que de la guerre des égos, les Ivryennes et les Ivryens n’ont ni le désir, ni le besoin. Ce qu’elles et ils veulent avant tout, c’est que l’on règle leurs problèmes quotidiens. Que l’on contribue à améliorer leurs conditions d’existence. Non par des discours, mais par des mesures concrètes qui, pour être viables, doivent être prises en commun.

Jean-François Claudon et Maryse Dora

Tribune du groupe Les Écologistes

À Ivry, nous faisons le choix d’une écologie populaire et de terrain.

À Ivry, nous défendons une écologie claire, exigeante et profondément ancrée dans le quotidien. Pas une écologie de discours, mais une écologie de transformation, portée par un groupe écologiste solide, uni et pleinement engagé.

Car ici, les réalités sont connues. À Ivry Port, la densité urbaine et les grands projets comme Ivry Confluences interrogent directement notre capacité à construire une ville respirable et vivable. Autour de l’incinérateur du Syctom, les questions de pollution et de santé ne sont pas abstraites : elles concernent des milliers d’habitants. Dans nos quartiers populaires, les logements mal isolés pèsent sur les factures et sur le confort de vie.
Nous ne détournons pas le regard. Nous faisons de ces réalités le cœur de notre action.

Cela signifie défendre une ville moins bétonnée et plus respirable, en renforçant la place de la nature, des berges de Seine aux parcs comme celui des Cormailles. Cela signifie transformer les cours d’école en véritables îlots de fraîcheur pour protéger nos enfants face aux vagues de chaleur. Cela signifie aussi accompagner les grands projets urbains avec une exigence écologique forte, pour qu’ils bénéficient réellement aux habitants.

Mais surtout, cela signifie assumer des choix politiques.

Accélérer la rénovation thermique des logements. Réduire les pollutions qui touchent en premier les plus modestes. Redonner du pouvoir aux habitants dans les décisions qui transforment leur ville.

À Ivry, nous portons une écologie qui ne contourne pas les difficultés mais qui les affronte. Une écologie fidèle à l’histoire populaire de la ville, mais tournée vers l’avenir.

Parce qu’ici, à Ivry, nous refusons de choisir entre bien vivre aujourd’hui et préserver demain : nous faisons le choix de tenir les deux, avec force et responsabilité.

Sébastien Scarpinato

Tribune du groupe Génération.s

Prendre soin du quotidien des Ivryen.nes

Les élections municipales du mois de mars ont été marquées par un contexte de forte abstention à Ivry, bien au-dessus de la moyenne nationale, et qui s’est malheureusement amplifiée lors du second tour. Les Ivryen.nes ont conduit la dynamique du Front Populaire Ivryen aux responsabilités. Génération.S Ivry s’est pleinement inscrit dans cet élan collectif et nous tenons à remercier tous.tes les électeur.trices pour leur confiance renouvelée. Mais nous savons aussi qu’ils et elles l’ont fait avec une exigence profonde : l’amélioration de leurs conditions de vie au quotidien. Nous devons donc y apporter des réponses directes, concrètes et efficaces. Sans quoi, la défiance démocratique s’amplifiera. 

D’abord en accentuant notre présence dans les quartiers de la ville, en retissant des liens distendus, en renouant par la proximité de nos services publics une relation de confiance. Il nous faudra répondre aux petites choses qui prennent de grandes proportions lorsque l’on a le sentiment qu’elles ne seront jamais réglées, afin de lutter contre un sentiment de déclassement et d’abandon. Car la dignité c’est aussi être fier de son quartier. 

L’entretien de l’espace public, la lutte contre les incivilités, la gestion des déchets, la régulation des rongeurs sont des combats de chaque instant. Nos agent.es communaux sont sur le terrain, ils et elles ne comptent pas leur investissement dans leur mission, mais face aux enjeux et au développement de notre ville, il est impératif que nous continuions de renforcer leurs moyens d’intervention pour plus d’efficacité. Voilà l’ambition portée par la majorité municipale. Au travers des délégations qui nous ont été confiées, nous y apporterons toute notre énergie et nos idées !

Clément Pecqueux
Mounia Chouaf

Tribune du groupe La France Insoumise

Porter la voix des luttes à Ivry

C’est avec détermination que les élu·es de La France insoumise ont fait leur entrée au conseil municipal pour mettre en œuvre les engagements pris auprès des Ivryen·nes pendant la campagne municipale. Fort·es du programme du Front Populaire Ivryen, nous aurons à cœur de vous représenter et de vous défendre, de porter des politiques municipales en faveur de la justice sociale et écologique face à un gouvernement qui détruit nos services publics et fragilise les plus précaires. Notre commune doit être le premier rempart aux politiques néolibérales et garantir à toutes et tous de vivre dignement.

Partisan·es de la Révolution citoyenne, nous serons à l’écoute des préoccupations et des attentes des Ivryen·nes et veillerons à les associer dans les grandes décisions municipales. Nous serons le relais des luttes, aux côtés des syndicats, des collectifs citoyens et des associations. Nous combattrons activement le racisme, le sexisme et toutes les discriminations. Face à l’entrée du Rassemblement National au conseil municipal, nous affirmons notre identité résolument antifasciste et nous ne laisserons aucune place à leurs idées qui attisent les haines.

Ivry est historiquement une terre de solidarité internationale et de fraternité entre les peuples. Alors que le Liban subit les attaques dévastatrices de l’armée israélienne, dans le prolongement du génocide à Gaza, nous refusons de détourner le regard et exigeons un cessez-le-feu immédiat et le respect du droit international. Nous porterons sans relâche la voix de la paix.

Notre action locale ne pourra donc pas être séparée des combats nationaux et internationaux pour montrer qu’un changement radical est possible, qu’un autre monde est possible. Par nos votes et nos actions, au sein des institutions comme dans la rue, nous continuerons de faire d'Ivry un bastion de solidarité et de résistance. Vous pouvez compter sur nous !

Alexandra Mortet, Malika Zediri, Simon Veissière, Louis Maziere

Tribune du groupe NPA - L'Anticapitaliste

Féminicide à Ivry : répondre à l’urgence

Le 31 mars dernier, à Ivry, une femme a été tuée par balle par son ex-conjoint, avant que ce dernier se donne la mort. La couleur de peau et l’origine de l’assassin ne venant pas alimenter le narratif raciste porté par une certaine presse, ce drame n’a malheureusement que peu été relayé par les médias nationaux.

Ce qui était appelé « crime passionnel » hier, porte aujourd’hui un nom bien plus pertinent, reflétant la réalité de ces drames : « féminicide ». Ce changement n’est pas que sémantique. Il remet du sens derrière cette réalité : une violence structurelle frappe les femmes et, dans 99,9 % des cas, vient des hommes.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que des affaires de violences sexistes frappent Ivry, comme en témoignent l’actualité politique locale récente ou le banc rouge du lycée Romain Roland inauguré en novembre dernier. Elles touchent tous les milieux et toutes les sphères. Cette violence est genrée. Être un homme est considéré comme un facteur de risque en matière de comportement criminel violent. Cela doit nous interroger sur l’éducation au genre, nous pousser à analyser l’origine de la violence dans l’éducation au genre masculin et nous alerter sur la montée du masculinisme.

L’ensemble des problèmes liés aux violences sexistes et sexuelles qui frappent la société ne pourront être réglés à la seule échelle d’Ivry. Il est cependant urgent de multiplier les lieux de confiance où les femmes puissent parler, se confier ou se réfugier en cas de danger immédiat. Des lieux où elles puissent être conseillées et accompagnées si elles en ressentent le besoin, par des personnes formées, y compris vers des logements d’urgences (dont le nombre doit être renforcé) pour les victimes de violence. Bref, des lieux où on les croit.

À notre échelle, nous y contribuerons.

Thomas Miele

Tribune du groupe Parti communiste français

Le patriarcat tue encore : notre ville doit être un rempart.

Le 28 mars, vous avez renouvelé votre confiance à notre majorité municipale. Merci pour cet engagement. Votre vote soutient une ville solidaire, populaire et métissée, où chacune et chacun compte. Nous mesurons la responsabilité qui nous incombe pour construire une Ivry plus juste et inclusive.

Mais notre joie est assombrie.

Le 30 mars, une femme a été tuée à Ivry par son ex-compagnon. C’est le 35e féminicide en France depuis le début de 2026. Ces chiffres rappellent une réalité insupportable : notre société reste marquée par des violences systémiques. Chaque jour, des femmes subissent des violences sexistes et sexuelles, dans le silence et trop souvent sans protection suffisante.

Face à cette urgence, l’action locale est indispensable, mais insuffisante. La France accuse un retard préoccupant dans la lutte contre le patriarcat. Il n’existe pas de stratégie nationale ambitieuse de prévention. Le 3919, numéro d’écoute pour les victimes, est fragilisé par des attaques politiques qui en détournent le sens.

Le gouvernement ne se donne pas les moyens de cette lutte. Les associations estiment que 3 milliards € seraient nécessaires pour protéger les victimes, loin des budgets actuels et des besoins exprimés sur le terrain.

Notre ville prendra sa part dans cette lutte et propose la création d’un observatoire des violences sexistes et sexuelles, en lien avec les associations et les habitant·es, pour mieux prévenir, accompagner et agir concrètement.

Mais il faut aussi une mobilisation nationale : une loi cadre, des moyens renforcés et une politique de prévention à la hauteur de la situation.

La lutte contre les violences faites aux femmes est l’affaire de toutes et tous. Faisons d’Ivry une ville rempart et exigeons un État à la hauteur. Il est temps d’agir avec détermination et cohérence collective.

Tribune du groupe Tiers Citoyen

Nouveau mandat du Tiers citoyen : un rassemblement d’Ivryen·nes engagé·es !

Le groupe du Tiers citoyen réunit des personnes investies dans la vie locale, venues d’horizons différents, d’engagements divers et toutes désignées par les Ivryen·nes lors d’une consultation citoyenne avant d’être élues. Nous sommes donc un rassemblement d’Ivryen·nes engagé·es qui suit un objectif commun : agir pour Ivry, servir l’intérêt général et améliorer la qualité de vie dans notre ville. Nous portons une voix déterminée, progressiste, et apartisane au sein du Front populaire ivryen.

À Ivry, de nombreux·ses habitant·es, de nationalité non européenne, participent à la vie locale. Pourtant, ces dernier·es sont privé·es de droit de vote. Leurs voix comptent. Issu·es de la même consultation citoyenne, huit d’entre elles·eux seront « conseiller·es associé·es » : c’est-à-dire qu’ils·elles pourront participer aux orientations de notre ville en s’impliquant dans le Tiers citoyen et a fortiori dans la majorité municipale, à défaut de pouvoir voter ou être élu·e dans notre ville. Nous estimons que chacun·e doit pouvoir contribuer au bien commun, quel que soit sa nationalité. Ainsi, la diversité de nos engagements, de nos cultures et de nos idées au sein du Tiers citoyen constitue notre force et nourrit notre capacité de proposition. Si nous sommes tou·tes différent·es, nous partageons une même méthode : la proximité, l’écoute et la présence sur le terrain pour guider notre action politique.

Nous nous reconnaissons dans les valeurs d’Ivry : une ville inclusive, solidaire, juste et durable, où chacun·e trouve sa place. Dans cet esprit, nous voulons renforcer les services publics, créer des passerelles entre les générations, soutenir les initiatives qui font vivre le lien social et rester attentif·ves aux besoins de tou·tes.

Nous remercions les Ivryen·nes pour la confiance qu’ils et elles nous accordent. Nous mènerons ce mandat avec détermination, sincérité et solidarité.

Farida Hanaizi, Ayoub Ragbi

Tribune du groupe Ivry en mieux - Collectif GEM Ivry

Au CM du 9 avril, nous avons constaté l’écart entre la vie réelle et les délibérations proposées. Si notre groupe GEM IVRY ne peut que saluer l’attribution de l’indemnité donnée aux élus de l’opposition, notre élue Rebeccca Deprez ne pouvait cependant que déplorer l’attribution exorbitante de 13700 € des frais de représentations de notre Maire. Conclusion : Il faut près d’un SMIC par mois à notre Maire pour nous représenter.

Sur la sécurité de nos enfants :  Notre élu Sarah Laalaj pose la question à l’élu en charge, de la vérification des casiers judiciaires des maitres-nageurs pour établir la convention avec la ville. La réponse : il ne sait pas.  Conclusion : Pas de vérification sur la sécurité de nos enfants.

Mieux le Maire propose la démolition de l’école Politzer afin de construire à la place ? DES IMMEUBLES. On découvre un Maire obsédé par l’idée de bâtir une ville à 84000 habitants. Une bétonisation justifiée par la fatalité liée à la proximité de Paris.

De même il envisage de déplacer les services techniques sur le site de la SNCF dit Champs Dauphins. Que ferons-nous des sites une fois qu’ils auront déménagé, question de notre élu Rodrigue Lohier ?  ENCORE DES IMMEUBLES ! Conclusion : C’est la faute de la densification de Paris.

Enfin, ce vœu proposé par la Ligue des Droits de l’Homme sur la cessation des bombardements au Liban. Toute l’assemblée était prête à voter le texte sans conditions avant qu’un élu de la Majorité ait la lumineuse idée de présenter non seulement Israel comme grand ordonnateur guerrier mais aussi F. Hollande et J.Guedj comme complices tacites des bombardements. Comment dénaturer un vœu par des considérations politiques ? Conclusion : Il est préférable de diviser pour mieux exister que d’unir tous les élus derrière une belle et grande idée.

L.Monfret. Rebecca Deprez. Rodrigue Lohier. Sarah Laalaj. Hocine Hallaf

Tribune du groupe Ivry Avant Tout

À Ivry-sur-Seine, la bétonisation progresse au détriment de la qualité de vie. Les immeubles se multiplient, chaque espace libre semble voué à disparaître sous le ciment. La municipalité revendique cette densification forcée qui étouffe la ville, réduit les lieux de respiration, renforce les îlots de chaleur et menace la biodiversité.
Nous refusons qu’Ivry devienne une ville minérale où l’on sacrifie les arbres, les jardins et les espaces partagés au profit de projets qui ne répondent pas aux attentes des habitants.
Nous demandons un frein immédiat à cette course au béton et une réflexion collective pour une urbanisation maîtrisée. Notre ville mérite un avenir vivable et respirable.
Pendant cette mandature, nos élus resteront mobilisés pour préserver ce qui peut encore l’être à Ivry : ses espaces verts, son humanité, son équilibre.
La nouvelle mandature s’ouvre toutefois sur une décision préoccupante pour la vitalité démocratique de notre ville. 
Comme le prévoit l’article L.2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales, un espace d’expression doit être réservé aux élus minoritaires dans les supports d’information générale édités par la municipalité. Nous avons été informés que cet espace compterait 1900 signes contre 2 800 sous l’ancienne mandature. Derrière l’argument technique, le but est clair : en réduisant les espaces d’expression, l’exécutif limite la capacité des élus d’opposition à informer, alerter et proposer.
L’expression des élus minoritaires n’est ni une faveur ni une variable d’ajustement, c’est un droit. Réduire cet espace, c’est appauvrir le débat public et limiter le droit des habitants à une information équilibrée. À l’heure où la défiance démocratique progresse, ce choix envoie un signal préoccupant.
Nous exigeons des conditions d’expression respectueuses de l’esprit républicain !
Quoi qu’il advienne, retrouvez-nous sur : ivry-avant-tout.fr
 

Tribune du groupe Ivry Avenir

Lors de ce premier véritable conseil municipal « organique », notre groupe a pris part aux votes relatifs au fonctionnement courant de la commune : délégations de gestion au maire, désignation de représentants dans diverses commissions, syndicats et associations. Ces décisions structurent la vie municipale. Elles méritent clarté et recentrage sur vos intérêts. Naturellement, nous n’avions que de maigres chances de siéger dans ces organes, compte tenu de la configuration du conseil municipal. Nous avons choisi de nous abstenir sur de nombreux votes : il ne nous était pas possible de cautionner politiquement ces décisions, mais nous ne voulions pas non plus être à l’origine de blocages.

Plusieurs délibérations nous ont semblé s’éloigner de l’objet initial de la séance. Nous avons vu apparaître des sujets qui relevaient davantage de prises de position sur des questions de politique internationale que des priorités de notre ville. Le prêt d’une salle municipale à SOS Méditerranée, alors que l’association dispose de 14,5 M€ de ressources, l’adhésion à des réseaux politiques palestiniens, ainsi que l’adoption d’un vœu de la LDH sur la situation au Liban, illustrent cette dérive. Nous sommes particulièrement sensibles aux souffrances des peuples du Moyen-Orient, comme vous devez le savoir, mais nous estimons que le conseil municipal ne doit pas devenir une tribune pour des matières qui dépassent le cadre communal.

Notre ligne est simple : remettre Ivry au centre. Beaucoup d’entre vous ont pu constater l’ardeur avec laquelle nous vous avons défendus durant ce dernier conseil municipal. Beaucoup d’entre vous ne regrettent pas leur vote.

Soyez assurés que nous ne cesserons jamais de nous battre avec hargne pour vous. Nous continuerons, sans peur, à proclamer haut et fort la vérité, à mettre Ivry au cœur de chaque débat et à faire toute la lumière là où demeure l’ombre.

Kevin Nader

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