Tribune du groupe Génération.s
L’été 2026, le plus chaud jamais enregistré, a été éprouvant pour nombre d’Ivryen.nes.
Dans de nombreuses habitations, particulièrement dans les appartements des cités populaires, les températures ont frôlé les 40 degrés et parfois les ont dépassés. Trop d’entre nous n’ont pas eu l’opportunité de trouver une alternative et ont subi de plein fouet ces conditions de vie difficiles. À l’injustice sociale s’ajoute désormais l’injustice climatique. L’isolement des personnes les plus vulnérables est un défi pour les services publics, le CCAS a été à pied d’œuvre pour assurer le lien avec les personnes âgées, prendre de leurs nouvelles et leur apporter l’aide la plus utile possible. Merci à tou.tes les agent.es publics ivryen.nes, mais aussi de secours et hospitaliers, qui ont permis de maintenir un haut niveau de proximité et de nous protéger. Mais force est de constater que, comme beaucoup de collectivités, nous sommes dans la réaction face à un phénomène d’une ampleur inédite et qui va malheureusement s’amplifier et se répéter dans les prochaines années. L’enjeu de l’adaptation de notre territoire aux dérèglements climatiques est impératif afin d’en réduire l’impact. Lors de la dernière Conférence climat, cela a été posé comme la priorité du mandat qui vient de s’ouvrir, il est temps d’en mener les actions concrètes. Il s’agit non seulement d’adapter nos logements en multipliant les dispositifs de rafraîchissement, mais aussi nos bâtiments publics afin d’en faire des lieux refuge pour les plus vulnérables, tout comme il est impératif d’accélérer massivement l’adaptation de nos espaces publics en y apportant davantage de végétation et d’eau. Tout cela a un coût et nous sommes bien seuls lorsque le gouvernement abandonne les collectivités. Pourtant c’est la seule voie possible pour que les Ivryen·nes puissent vivre dignement dans une ville capable d’affronter le plus grand défi de notre temps.
Mounia Chouaf et Clément Pecqueux
Tribune du groupe La France Insoumise
Chaque rentrée scolaire pose la même question : quelle société voulons-nous pour nos enfants ?
Alors que l’extrême droite et la droite, à l’image d’Éric Ciotti à Nice qui a supprimé les aides municipales aux fournitures scolaires, mènent une guerre idéologique et sociale contre les familles populaires, nous défendons un tout autre modèle. L’allocation de rentrée et la gratuité des fournitures sont indispensables face à la vie chère qui plonge de plus en plus de familles dans la précarité. L’émancipation ne se marchande pas. Malgré l’engagement sans faille de notre majorité municipale pour des politiques sociales et solidaires, le gouvernement poursuit son travail de sape des services publics. Nous refusons les fermetures de classes et le manque de reconnaissance apporté aux AESH, pourtant essentielles à l’inclusion de tou·tes et dont les conditions de travail restent indignes. L’extension et le maintien du statut REP (Réseau d’éducation prioritaire) à tous les établissements de la ville est une urgence : nos enfants ont droit à des classes allégées et des moyens renforcés pour étudier dans de bonnes conditions. Cette urgence éducative est inséparable de l’urgence sociale. Comment apprendre quand on n’a pas de toit ? À Ivry, nous nous battons pour que chaque enfant hébergé·e par le 115 ou sans abri bénéficie d’un droit effectif à la continuité scolaire. Enfin, l’ambition républicaine passe par l’accès à la culture. Dans nos lycées, nous défendons la diversité des parcours, les options artistiques comme le théâtre, les arts plastiques, le cinéma et les langues anciennes. L’excellence et l’ouverture sur le monde ne doivent pas être réservées aux classes privilégiées. Les élu·es insoumis·es restent mobilisé·es aux côtés des élèves, des parents et de la communauté éducative pour une rentrée solidaire et combative qui garantit à toutes et tous une école de qualité !
Louis Maziere, Alexandra Mortet, Simon Veissière et Malika Zediri
Tribune du groupe NPA - L'Anticapitaliste
Violences policières : mettre fin à l’impunité.
Le soir du 21 juillet dernier, des habitant·e·s du quartier de Monmousseau subissaient les violences de la BAC alors qu’ils profitaient d’un peu d’air frais au milieu de la canicule. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Les quartiers populaires sont les premières victimes de violences policières. En 2022, puis en 2023, le CERD, organe de l’ONU, rappelait à l’ordre la France sur la montée des violences racistes systémiques. En 2025, l’ONG Flagrant Déni publie un rapport sur le fonctionnement de l’IGPN, la «police des polices » qui montrent que le nombre d’affaires de violences policières a augmenté de 60 % entre 2016 et 2024, passant de 700 à 1110 affaires ouvertes et que la délinquance policière est en augmentation. Cependant, dans ce même laps de temps le taux d’élucidation de ces affaires a baissé de 25 %. La France est aussi le pays de l’Union européenne comptant le plus grand nombre de décès en garde à vue ou lors d’interventions policières, avec 107 décès entre 2020 et 2022 pour 488 sur l’ensemble des 13 pays. Suite à la loi dite Cazeneuve de 2017 sur le refus obtempérer, le nombre de victimes non-armées tuées par les policiers a été multiplié par cinq en 2022. Les tirs sur les voitures en fuite connaissent une hausse importante. Le 7 juillet dernier, l’Assemblée nationale adopte la loi sur la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Cette loi qui vient du programme du Rassemblement national et est proposée au vote par Les Républicains prouve encore le virement vers l’extrême droite de l’ensemble des partis de droite en France. Elle rend aussi quasi impossible la mise en examen pour homicide volontaire des policiers ayant porté un tir mortel. Cette loi porte atteinte à l’État de droit. Les jeunes racisé·e·s en seront les premières victimes. Une marche contre cette loi est organisée le 20 septembre, place de la République à Paris.
Thomas Miele
Tribune du groupe Parti communiste français
Après cet été caniculaire et face à cette rentrée, il y a urgence à lutter contre les inégalités et l’austérité.
Plus 5,6% pour le gaz, plus 2,5% pour l’électricité. Les carburants sont toujours au plus haut. Les dépenses moyennes de scolarité, en hausse à 488 €. Étudier à l’université coûte 1300 € par mois, soit 78 € de plus. Plus 3,8% pour les produits frais, 8% pour les légumes et 6,1% pour les fruits. Après des vacances a minima, mais aussi pour les 25 % de Français qui n’ont pas pu partir, nous serons encore des millions à compter chaque euro à cette rentrée. Les salaires, eux, sont toujours collés au plancher et le gouvernement a exclu pour cette année toute augmentation pour les fonctionnaires. Pour une partie des retraités, il évoque la fin de l’indexions des pensions à la hausse des prix. En 2026, il a tout de même trouvé 6,7 milliards d’euros de plus pour l’armement. L’argent existe pour augmenter les salaires et mettre en œuvre une politique alternative à l’austérité, mais le gouvernement regarde ailleurs. Macron n’a cessé de multiplier les cadeaux aux plus riches : suppression de l’ISF, pérennisation du crédit d’impôt pour les entreprises… Autant de mesures qui coûtent 211 milliards € par an selon la commission d’enquête du sénat portée par Fabien Gay, sénateur communiste. Quant au RN, il s’est toujours posé en soutien inconditionnel des plus riches, et ses députés à l’Assemblée nationale ont voté contre le rétablissement de l’ISF. Seule notre mobilisation pourra imposer une autre politique pour nos vies et relever le défi du réchauffement climatique qui touche davantage les plus fragiles. Pour sa part, le PCF propose entre autres d’augmenter le Smic à 1 900 euros brut, les salaires et les minimas sociaux. Il revendique par exemple des moyens dans la rénovation thermique des bâtiments et la végétalisation des villes. Nos vies valent plus que leurs profits.
Les élu·es communistes
Tribune du groupe Tiers Citoyen
Une ville agréable à vivre.
C’est une ville qui se construit avec celles et ceux qui l’habitent, qui y travaillent, qui la font vivre chaque jour. C’est le sens de notre engagement : continuer à agir pour que chaque Ivryenne et Ivryen trouve pleinement sa place et dispose des mêmes conditions. Nous accordons une place essentielle à la nature, aux espaces verts et aux espaces partagés. Nous voulons poursuivre et développer cette dynamique, en préservant les arbres, les lieux de promenade et les espaces de rencontre qui font partie de notre quotidien. Une rue ombragée, une place végétalisée ou un petit jardin public sont essentiels. Face à des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses, ces espaces sont indispensables. Une ville à hauteur humaine, c’est une ville où les déplacements du quotidien sont accessibles à toutes et tous. Marcher facilement, circuler à vélo en toute sécurité, accéder aux commerces, aux services publics et aux équipements de proximité participe pleinement à la qualité de vie. Cette qualité de vie repose également sur des choses très concrètes. Sur la propreté, nous devons aller plus loin et renforcer notre action. L’éclairage, l’entretien des trottoirs et des espaces publics, leur accessibilité et la tranquillité des quartiers restent essentiels au quotidien. Associations, commerces de proximité et initiatives citoyennes participent aussi à la vie et aux solidarités de notre ville. Nous portons une conviction : la ville se construit collectivement. C’est pourquoi nous travaillons, aujourd’hui, sur ces priorités. Notre objectif : faire émerger des propositions et les traduire en actions concrètes, avec et pour les Ivryennes et les Ivryens.
Nourdine Khaled, Ayoub Ragbi, Farida Hanaizi, Estelle Boufala, Léo Janis-Tournier, Sébastien Pralin, Jubaïd Ahamed, Kiruththiga Santhalingam et Fenda Diarra
Tribune du groupe L'Après
L’été du basculement ?
Comme ailleurs, l’été a été placé à Ivry sous le signe de la chaleur. Nos concitoyen.nes ont particulièrement souffert des pics caniculaires qui ont émaillé la période, mais aussi des températures moyennes extrêmement élevées. Seule une minorité de gens aisés ont pu se soustraire, par leur mobilité et l’équipement de leur(s) résidence(s), à la fournaise. Cet été a confirmé cette vérité inique : les principaux responsables du réchauffement se prémunissent largement de ses effets, alors qu’il frappe de plein fouet celles et ceux qui y concourent le moins.
L’urgence de l’adaptation
L’équipe municipale n’a pas attendu les premiers effets massifs du dérèglement climatique pour agir. L’adaptation du bâti communal et des espaces publics aux fortes chaleurs est bien entamée, même si les canicules précoces de ce printemps nous poussent à faire mieux et plus vite, notamment en termes de végétalisation. La majorité travaille déjà activement sur les mesures d’urgence à prendre pour l’année prochaine. Fidèle à ses valeurs de solidarité, la Ville propose par ailleurs aux jeunes Ivryen.nes des séjours dans ses centres de vacances des Mathes et d’Héry-sur-Ugine, situés respectivement au bord de l’océan (même si le mégafeu du Médoc n’a pas concouru à y rafraîchir l’atmosphère) et en altitude. C’est bien parce qu’Ivry, résistant aux sirènes de la privatisation, a conservé un patrimoine communal substantiel, que ses enfants ont pu cet été encore partir en vacances, quels que soient les revenus de leurs parents, et s’extirper un temps de la chaleur urbaine. Un bémol tout de même : la faiblesse de notre offre nautique. Pour permettre au plus grand nombre de se rafraîchir lors des étés à venir, il convient d’accélérer le lancement du projet de nouvelle piscine, d’allouer en attendant des moyens supplémentaires à la piscine Robespierre et de tout faire pour hâter l’ouverture de baignades dans la Seine.
Maryse Dora et Jean-François Claudon
Tribune du groupe Les Écologistes
Une rentrée de combat pour l’égalité.
À Ivry, la rentrée ne se résume pas au retour en classe. Elle se joue aussi à la cantine, dans les accueils périscolaires et les centres de loisirs. Ces temps participent à l’éducation et à l’émancipation. Ils doivent être accessibles à toutes et tous, quelle que soit leur famille. Dans une ville populaire, nous refusons que les inégalités de revenus deviennent des inégalités de destin. Lorsque l’État affaiblit les services publics et impose l’austérité aux collectivités, défendre le service public municipal de l’enfance est un choix politique. Pour les Écologistes, l’enfance ne sera jamais une variable d’ajustement budgétaire. Cette exigence passe par la reconnaissance de celles et ceux qui accompagnent nos enfants. Animateurs, AESH, agents du périscolaire, de la restauration et des centres de loisirs assurent une mission éducative essentielle. Nous défendons des équipes nombreuses, formées et dotées des moyens nécessaires. Prendre soin de leurs conditions de travail, c’est prendre soin des enfants. Elle passe aussi par une restauration collective exigeante. La cantine n’est pas une alimentation «par défaut » : elle est un droit, un outil de santé publique et un lieu d’apprentissage. Nous voulons davantage de produits biologiques et de qualité, des approvisionnements responsables, une traçabilité et une tarification solidaire. Chaque enfant doit bénéficier du même repas, quels que soient les revenus de ses parents. Voilà notre écologie populaire : une écologie qui protège, réduit les inégalités et améliore la vie quotidienne. Face aux coupes budgétaires et au recul des solidarités, nous faisons le choix d’un service public de l’enfance fort et accessible. Donner à chaque enfant les moyens d’apprendre, de bien manger, de jouer, de découvrir et de grandir en confiance, c’est préparer une société plus juste, solidaire et écologique.
Kheira Freih Bengabou, Karim Mastouri, Sébastien Scarpinato, Francine Colson et Vincent Garreau
Tribune du groupe Ivry en mieux - Collectif GEM Ivry
La mise en service de la nouvelle unité de valorisation énergétique (UVE), initialement prévue en 2023, est désormais annoncée « au plus tard en novembre 2026 », selon le Syctom.
Cette installation est censée remplacer de manière plus performante environnementalement l’incinérateur d’ordures ménagères (IUOM) d’Ivry-Paris 13 - créé en 1969 - où les anicroches se multiplient, comme par exemple sur le four n°2 le 24 septembre et le 1er novembre, ce qui a nécessité un arrêté de mise en demeure préfectoral. La direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports (DRIEAT) a donc procédé à une inspection du site qui s’est apparemment révélée concluante. Par ailleurs, une amélioration de la biosurveillance a été actée pour la future installation puisqu’au-delà du contrôle des mousses et des lichens, il y aura désormais un contrôle de choux frisés et des points de mesure plus proches vont être installés (comme à l’école Dulcie September). Pour rappel, au printemps 2025, des données officielles du Syctom, ainsi qu’une étude indépendante de la fondation ToxicoWatch, avaient confirmé les inquiétudes : des taux anormaux de dioxines avaient été relevés dans un rayon de 1 km autour de l’incinérateur. En outre, à GEM Ivry, nous nous mobilisons pour protéger la santé des Ivryens. Nous avons ainsi pris part en mai à la marche du Collectif 3R d’Ivry à Vitry, pour dire non au projet dit « chaufferie CSR (déchets combustibles solides de récupération)» Thermo sur Seine ! Et nous avons fait adopter en ce sens un vœu au conseil municipal du jeudi 11 juin, qui réaffirme aussi que l’usine CPCU doit quitter Ivrysur-Seine. Les Ivryens ont besoin de vivre sereinement sur ces questions d’environnement et de santé, pour le développement de leur(s) enfant(s) en particulier.
Laurent Monfret, Rebecca Deprez, Rodrigue Lohier, Sarah Laalaj, Hocine Hallaf
Tribune du groupe Ivry Avant Tout
Le maire choisit son camp : contre la police !
Mardi 21 juillet, une intervention de la BAC à Monmousseau a suscité l’émoi : gaz lacrymogène, tensions, une passante hospitalisée. Ces images sont choquantes et méritent des réponses claires. Mais la réaction du Maire l’est tout autant : aurait-il à nouveau perdu pied ? En moins de 24 heures, sans attendre le rapport de l’IGPN qu’il a lui-même saisie, M. Bouyssou, au lieu d’appeler au calme, tranche : les policiers sont coupables de «violences inadmissibles ». Un communiqué, une lettre au ministre, une mobilisation organisée : tout, sauf la prudence qu’impose sa fonction. La Préfecture de police évoque pourtant un individu suspect en fuite, des jets de projectiles... Deux versions s’affrontent : c’est à l’enquête de les départager, pas au maire de rendre son verdict sur les réseaux sociaux, faisant le jeu des associations activistes et partisanes qui entretiennent la défiance, voire la haine de la police. Ce réflexe n’est pas nouveau. Depuis des années, Monmousseau, vit avec le trafic de stupéfiants organisé, les halls occupés, les nuisances quotidiennes que les habitants dénoncent bien plus souvent que les interventions de police. Sur ce terrain, le silence de la majorité est assourdissant. Aucun plan de sécurité, aucune coopération renforcée avec l’État, aucune fermeté assumée : seulement l’indignation sélective, quand elle vise les forces de l’ordre. Nous le disons sans détour : la vérité sur les faits du 21 juillet doit être établie, et toute faute sanctionnée. Mais opposer systématiquement les habitants à leur police, c’est affaiblir la seule autorité capable de leur rendre leur tranquillité. Ivry a besoin d’un maire qui protège ses habitants des trafics et de la délinquance, pas d’un maire qui instrumentalise leur émotion à des fins politiques.
Bertrand Simonin, Catherine Quingué, Valentin Aubry
Tribune du groupe Ivry Avenir
Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde, disait Albert Camus.
À Ivry, le malheur s’ajoute au malheur lorsque les décisionnaires souhaitent occulter des informations d’utilité publique pour éviter toute «stigmatisation ». Mais en agissant de la sorte, c’est l’effet inverse qui se produit. Les habitants d’Ivry sont en droit de connaître les informations géographiques précises concernant une maladie aussi grave que la «peste blanche », spécialement quand elle concerne leur quartier. À Ivry, les habitants sont aussi en droit de connaître le profil des auteurs des graves nuisances au 40 rue Marat ou de la Cité Parmentier 4. Mal nommer les choses ajoute au malheur des Ivryens surtout lorsqu’il s’agit d’ordre. Une coalition formée des plus hauts élus d’Ivry (de l’édile au député) et de militants davantage suprémacistes qu’« antiracistes » s’est attaquée à une intervention policière à la cité Amédée Huon en déformant la réalité. Dans les faits, une cinquantaine de voyous, ceux qui terrorisent les honnêtes habitants de la cité, étaient venus en découdre avec les policiers alors qu’ils essayaient d’interpeller un individu. Face à l’hostilité et à l’agressivité de cette bande, les policiers ont dû faire usage de grenades lacrymogènes et attendre l’arrivée de nombreux renforts pour extraire la personne interpellée de ce guêpier. Les «grands » de la cité ont harcelé, filmé et insulté les policiers, allant jusqu’à revendiquer que «la cité, c’était chez eux » et que les forces de l’ordre n’avaient rien à y faire. Pendant qu’une ou deux «mamans » jouaient leur numéro devant les caméras, l’une d’elles simulant même un malaise, des jeunes se dissimulaient derrière des murets pour lancer des projectiles sur les policiers. En plus de l’absence de police municipale, est-il normal que les autorités locales se dressent contre le peu d’ordre que l’on tente d’instaurer ?
Kevin Nader
