Naâma Asfari en grève de la faim

Après 16 ans de prison, Naâma Asfari poursuit sa "bataille de la dignité" et a entamé le 8 juin dernier une nouvelle grève de la faim, illimitée cette fois, pour réclamer le respect de ses droits.
Notre citoyen d'honneur, militant pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, a été arrêté en novembre 2010 et condamné à 30 ans de prison par un tribunal militaire, en violation du droit international et de la législation marocaine, lors d’un procès entaché d’irrégularités comme l’ont dénoncé aussi bien Amnesty International que le Comité de l’Onu contre la torture. Le Comité a notamment décrit "un schéma constant d’arrestations arbitraires, de placement à l’isolement, d’actes de torture ou de mauvais traitements lors des interrogatoires, puis d’utilisation, dans les procédures judiciaires, d’aveux obtenus sous la contrainte". Le pourvoi en cassation de Naâma Asfari n’a jamais été examiné.
En 2023, le Groupe de travail de l'Onu sur la détention arbitraire a rendu un avis historique sur la situation de Naâma Asfari et de 18 autres prisonniers du groupe Gdeim Izik. Il réclamait notamment la libération immédiate de Naâma Asfari, son indemnisation et l'ouverture d'une enquête approfondie et indépendantes sur sa détention arbitraire. Les recommandations de ce groupe de travail n'ont jamais été appliquées.
Aujourd'hui, par son action, Naâma Asfari espère rappeler au monde le conflit du Sahara Occidental, trop souvent oublié. Il réclame également sa libération et celle de ses camarades et leur transfert auprès de leurs familles, au Sahara Occidental. Enfin, il s'est résolu à cette action extrême pour "protester contre la négligence médicale et les représailles systématiques" auxquelles les prisonniers sont soumis dans les prisons marocaines alors qu'aucun de ses camarades n'est plus en état psychique de s'engager dans une nouvelle grève de la faim.
Accueil des enfants sahraouis du 27 juin au 6 juillet 2026
Comme chaque année, Ivry accueille des enfants sahraouis l'été, d'abord en famille d'accueil puis en colonie de vacances - un temps de découverte qui leur permet d'échapper aux 50°C dans les campements de réfugiés de Tindouf (Algérie).
Vous souhaitez accueillir un enfant sahraoui ?
Contactez-nous au 06 66 68 63 11 ou via 94.plateforme@gmail.com
Une délégation palestinienne sous les couleurs du sport et de la résistance

Ils sont venus parler de sport, de paix et de la vie aujourd'hui en Cisjordanie. Du 7 au 16 avril, la Ville a accueilli Jessica Awwad et Mohammad Najjar, venu·es du village de Jifna et du camp de réfugiés de Jalazone, en Palestine, collectivités avec lesquelles Ivry-sur-Seine est jumelée depuis 2012. Sportifs tous les deux, ils étaient invité·es dans le cadre d'un programme mené en partenariat avec la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT) à participer à une série de rencontres et de formations sportives en marge de la Vivicittà. La grande course pour la paix et la solidarité fêtait en effet cette année le 10e anniversaire de son édition d'Ivry-Vitry.
Pendant une semaine, Jessica et Mohammad ont ainsi découvert de nouvelles pratiques (escalade, ultimate...) mais ont également pu observer comment les services de la ville et les membres de la FSGT mettent en place des activités sportives pour tous, et en particulier pour les familles, dans un cadre urbain. Ils ont participé à l'Amicittà au stade Clerville, journée sportive pour les enfants des centres de loisir, à la grande journée de la Vivicittà au parc des Cormailles et, le dimanche, ont couru les 5km de la course. Et ce n'est pas négligeable: comme Jessica le raconte "à Jifna, je peux rarement courir plus de 1 ou 2 km sinon je risque de croiser des colons ou l'armée israélienne et de me mettre en danger".
Ce temps d'accueil a également été l'occasion, pour eux, de raconter aux Ivryen·nes leur quotidien en Cisjordanie où, pendant que le monde avait les yeux tournés vers Gaza et aujourd'hui vers l'Iran et le Liban, la situation est devenue encore plus difficile entre colons agissant en toute impunité, économie asphyxiée et multiplication des check-points et des interventions de l'armée.
C'est ce qu'ils ont pu raconter à Guillaume Spiro, premier adjoint, et Sébastien Scarpinato, ajoint aux Solidarités internationales lors d'une rencontre officielle à la mairie mais également aux différentes associations et citoyens rencontrés au long de cette semaine.
Une conf pop organisée le mardi 14 avril à l'EGP a également permis d'aborder cette question: le sport peut-il être un outil au service de la paix? La FSGT a ainsi pu témoigner des actions qu'elle mène depuis plusieurs années en Palestine. Chantal Bourvic, présidente du Comité de jumelage, est également revenue sur les actions menées dans ce domaine par Ivry-sur-Seine. Et les intervants ont tous salué dans le sport un moyen, pour le moins, de résilience et de résistance.
Journée de l’amitié franco-allemande : les collégiens de Romain Rolland défient leurs correspondants de Brandebourg-sur-la-Havel.
Jumelées depuis 63 ans, nos deux villes testent de nouvelles formes d’interactions comme ce projet de e-twinning lancé par M.Zernickel, professeur d’allemand au collège et au lycée Romain Rolland, en partenariat avec le service Relations Internationales de la ville. Les adolescent·es ont pu tchater en direct avec les jeunes Allemand·es et les défier sur une série de questions portant sur l’histoire de l’Europe, le traité d’amitié de 1963 ou encore les différents drapeaux. Et ce sont les Ivryen·nes qui l’ont emporté !
