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L’évolution des berges de Seine et des franchissements du fleuve étaient au menu du comité de pilotage, avec notamment la passerelle aux cables. © David Merle

«Nous abordons vraiment aujourd’hui les questions concrètes en mettant l’intérêt collectif de nos populations au cœur du débat», a souligné le maire Philippe Bouyssou en introduisant la visioconférence du 17 mars. Ce premier comité de pilotage traduisait de manière opérationnelle la coopération entre Paris et Ivry signée en décembre 2019.

L’un de ses grands axes, relever le défi climatique autour de la réalisation de grands projets communs, a été particulièrement travaillé, notamment via la réappropriation des berges de Seine. « Nous souhaitons à la fois permettre l’activité économique, en développant le transport fluvial qui répond aux enjeux environnementaux et y développer l’usage de loisirs via une renaturation qui s’inscrit dans la lutte contre le réchauffement climatique», a indiqué l'édile ivryen. Ainsi Paris soutiendra Ivry dans la création d’un espace vert public de 12 ha en bord de fleuve. À ce titre, une étude déterminera en avril si l’usine de la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) fermera ou si elle devra déménager. « Nous nous engageons à informer Ivry de toute décision », a assuré Emmanuel Grégoire, premier adjoint d’Anne Hidalgo.

Passerelle

Dans le même périmètre, la passerelle aux câbles qui transporte les réseaux de six concessionnaires de la Ville de Paris, revêt aussi « un enjeu de mobilité structurant, avec sa piste cyclable méconnue », comme l’a expliqué Clément Pecqueux, adjoint au maire d’Ivry en charge de l’écologie urbaine et de la coordination de l’intercommunalité. Il a été décidé de travailler au maillage de cette passerelle avec les réseaux vélos en cours de création (RER Vélo régional, plan vélo métropolitain). Côté environnemental encore, Paris sera partenaire de la création à Ivry d’un observatoire éco-citoyen des pollutions.

Par ailleurs, les débats de cette matinée de travail ont aussi porté sur la poursuite de politiques communes de solidarité. Les deux municipalités prolongent leur partenariat sur le Centre d’hébergement d’urgence pour migrants situé sur un terrain de la Ville de Paris, en adaptant le phasage de l’implantation sur le site du projet immobilier Quartus, lauréat en 2019 du projet parisien « Réinventons la Seine » initié en 2016. Une étude va en outre être lancée cette année pour mieux coordonner les dispositifs d’accueil et d’hébergement du Samu social. «Cela pourrait contribuer à alimenter la réflexion autour d’un Samu social métropolitain que nous appelons de nos vœux», estime-t-on côté parisien. À suivre, de tout près.

 

Thomas Portier

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