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Le 10 septembre 2026, parents et enseignants de Makarenko réclamaient des moyens pour une école inclusive. © Mairie d’Ivry-sur-Seine – Julie Subiry

Une rentrée des classes sans enseignant devant les élèves ? C’est ce qui est arrivé à la classe Ulis de l’école Anton Makarenko la première semaine de septembre. Depuis, un enseignant assure les cours les lundi et mardi. Pour rappel, l’Ulis est l’Unité locale d’inclusion scolaire qui regroupe un effectif de 12 enfants maximum atteints de troubles cognitifs et autistiques légers. Ils sont pris en charge par un enseignant appelé coordinateur Ulis, formé au handicap, qui travaille avec une Accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH).

« En septembre, c’est toujours un combat ! s’agace Bertrand Quinet, directeur de l’élémentaire [également adjoint au maire]. Le gouvernement prétend créer une école inclusive, accueillant des enfants à besoins spécifiques, mais les moyens humains ne sont pas au rendez-vous, et ce, malgré la promesse de la direction académique en avril dernier que tout se passerait bien. » Aussi, le 10 septembre, à 8h20, parents et enseignants se sont rassemblés devant l’école, place Fadwa Touqan, pour prendre la parole. Une centaine de personnes était présente.

La farce de l’école inclusive

« Depuis la création de l’Ulis à l’école Makarenko il y a cinq ans, les familles sont mobilisées pour avoir un enseignant dédié, un coordinateur Ulis, ainsi que des AESH en nombre suffisant auprès d’enfants notifiés pour bénéficier de cette aide, détaille Delphine Sadous, représentante des parents pour la FCPE. Ce sont des enfants qui ont besoin de stabilité, d’un accompagnement pédagogique tout au long de la semaine. »

Des élu·es participaient également à la mobilisation dont Farida Hanaizi, Alexandra Mortet, Guillaume Ruchaud et Fabienne Oudart, l’adjointe au maire en charge des politiques éducatives : « L’école inclusive est une terrible farce, dénonce cette dernière. Des enfants ne sont pas scolarisés alors que l’éducation est obligatoire ! Je pense à Samuel, autiste de 12 ans, qui était quelques demi-journées par semaine à Makarenko alors que son autisme relève davantage d’une prise en charge en Institut médico-éducatif, en IME, c’est-à-dire dans un cadre adapté, sécurisé. Il y a deux ans, il s’est échappé de l’école, mettant sa vie en danger. Aujourd’hui, il n’a plus l’âge d’être inscrit dans le premier degré, il devrait être en IME ou bien en classe "Ulis collège" mais il est déscolarisé ! »

Le 10 septembre, l’inspectrice de la circonscription d’Ivry s’est rendue à l’école Anton Makarenko pour expliquer qu’un recrutement était en cours. Il s’agirait d’un·e enseignant·e contractuel·le (donc pas spécialement formé·e au handicap) qui serait en poste le 24 septembre, soit plus de trois semaines après la rentrée des classes.

Catherine Mercadier

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