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Du 5 au 8 novembre, le Théâtre El Duende accueille le Résonance Festival, quatre jours pour mettre en lumière de jeunes équipes artistiques, leurs premières créations et des projets qui cherchent encore, expérimentent et inventent leurs propres formes.

De La Mouche à Appels entrants illimités, de Tous mes rêves partent de gare d'Austerlitz à La Petite Boussole, en passant par POMPON, Human to Human ou C'est pas la mer à boire, le festival rassemble des univers singuliers, entre théâtre, danse, humour et questionnements contemporains.

Accueillir ces projets, c'est défendre un théâtre ouvert à celles et ceux qui l'inventent aujourd'hui et le feront vivre demain.

Le collectif Hush  présente La Mouche
De Pauline Mamet et Thomas Chevalier

Emma, folle amoureuse de sa prof d’anglais, traverse tout Paris pour lui avouer ses sentiments. Seule une mouche, étrange confidente, l’accompagne dans cette quête insensée. Mais derrière cette course romantique se cache une destination bien plus surprenante qu’elle ne l’imagine… Rendre un sac ça paraît simple… en théorie.

Avec La Mouche, nous partons d’un constat simple : nous passons notre temps à nous raconter des histoires. À idéaliser, à interpréter, à transformer le réel pour qu’il corresponde à ce que l’on voudrait vivre. Une manière de “se faire des films”, nourrie autant par le cinéma que par les réseaux sociaux, où chacun met en scène une version romancée de sa propre vie. Mais que se passe-t-il quand le réel résiste ? Quand le scénario qu’on s’était écrit ne se déroule pas comme prévu ? La pièce naît de cet écart, entre fantasme et réalité, entre projection et chute. Sur scène, nous avons cherché à faire exister un langage hybride, en empruntant au cinéma ses codes, son rythme, ses ruptures — comme si un film se fabriquait en direct, sous les yeux du public.

Écrite, mise en scène et interprétée par de jeunes artistes, La Mouche porte aussi une envie : celle de déplacer les codes du théâtre, de le rendre plus immédiat, plus accessible, plus en lien avec notre génération. Un théâtre vivant, contemporain, où l’on vient autant pour ressentir que pour se reconnaître.

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La Compagnie Le Square présente Appels entrants illimités
De David Paquet - Théâtre contemporain

Appels entrants illimités est une pièce de David Paquet qui explore avec humour et tendresse la manière dont une génération tente de survivre à un monde saturé d'images et d'informations. Elle donne à voir la fragilité d'une génération traversée par le chaos, mais encore capable de poésie.

Charlotte, Louis et Anna se sont enfermés pour se protéger d’un monde devenu trop bruyant, trop violent, trop vaste. À l’abri des murs, ils vivent retranchés dans leur appartement, comme sur un radeau au milieu d’un monde devenu menaçant. Ils tentent de respirer, d’aimer, de retrouver du sens. Leur isolement devient un champ de bataille intérieure : comment rester vivants quand tout pousse à se couper du monde ?

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Les Ineffables présentent Tous mes rêves partent de gare d'Austerlitz
 De Mohamed Kacimi

Dans une maison d’arrêt, cinq femmes ont pris l’habitude de sacrifier leur promenade quotidienne pour se retrouver à la bibliothèque. Au milieu des livres, elles échangent sur leur quotidien carcéral, leurs relations avec les autres détenues, leurs combines, leurs amours, leurs rêves... Secrètement, elles jouent à être libre.

Un soir de Noël, elles ont quartier libre. Débarque Frida, arrêtée pour l’enlèvement de sa fille. Elle a été dénoncée au moment où elle lui achetait la pièce d’Alfred de Musset : « On ne badine pas avec l’amour ».

Confrontée à la réalité de l’enfermement et ne supportant pas d’être séparée de son enfant, Frida veut mourir. Pour la sauver, les filles lui proposent de jouer une scène de la pièce de Musset qu’elle pourrait filmer clandestinement et envoyer à Alice, sa fille.

Au fur et à mesure qu’elles avancent dans la controverse sur l’amour et la religion, elles réalisent que la pièce fait écho à leurs propres parcours et blessures, et elles finissent par se confondre jusqu’à se déchirer, en vrai, avec les personnages de Musset.

 Ce projet est né d’un impératif absolu : donner une visibilité à l’invisible. Nous avons voulu que la scène devienne un lieu de vérité brute, où les préjugés s’effacent pour laisser place à une humanité complexe, porteuse de rêves, de souffrances et d’une dignité inaltérable. Que le public devienne témoin actif d'une humanité qui mérite d'être entendue, comprise et respectée.

Plongeant dans ce milieu carcéral féminin méconnu, nous avons fait le choix de remplacer l'appréhension par une recherche intense de sincérité. L’objectif était de transformer le texte en une expérience vivante, permettant aux comédiennes d'incarner avec justesse et profondeur la réalité de ces femmes, leurs espoirs déçus, leurs luttes intimes… Il s'agit de briser les barrières mentales et les préjugés qui les enferment bien avant leur incarcération. Ne pas en faire simplement ‘’des femmes détenues’’.

Nous avons construit ce spectacle afin d’offrir au public la chance de voir au-delà des murs, de briser les barrières mentales et de reconnaître en ces personnages une part d’eux-mêmes. « Tous mes rêves partent de Gare d’Austerlitz », c’est un appel à la bienveillance, une invitation à entendre, comprendre et respecter des histoires qui méritent d’être partagées.

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Le collectif Ekho présente La Petite Boussole
Seul en scène drag

La Petite Boussole est née de plusieurs idées : me mettre en drag, lier drag et théâtre, et traiter de sujets tabous qui se révèlent de plus en plus omniprésents (selon mon expérience) chez les jeunes personnes de la communauté queer. Ces sujets sont la dépendance affective et sexuelle, souvent liées à un manque d’amour ou un sentiment d’abandon dans l’enfance, adolescence ou jeunesse adulte, la toxicomanie liée à l’arrivée de nouvelles substances depuis quelques années dans les milieux festifs queer.  La volonté de faire  ce spectacle en drag n’est autre qu’un choix à la fois personnel, théâtral et politique. Les spectacles queer d’aujourd’hui sont encore trop édulcorées par les visions qui sont imposées par la mode actuelle, souvent embourgeoisée par une population qui considère le personnage drag et/ou gay comme un excès. Mais il est important pour moi de rappeler que si je peux raconter ces histoires dans un théâtre, c’est grâce à ces excès.

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Colette, Thérèse etc. présente POMPON
Seule en scène de Marion Claisse

POMPON, c’est l’histoire de Marion, qui essaie de faire un spectacle drôle. Mais dans sa tête, il y a foule : la petite fille qu’elle a été, l’ado cabossée, et sa conscience qui veille au grain. Le spectacle se tord, danse, dérape. À force de glissements, se dessine la quête d’un chemin à soi, sous les couches d’injonctions qu’on empile sur nos corps. Et de ce qu’il faut traverser pour, peut-être, décrocher un bout de joie. Un seule en scène électrique où le rire devient une porte d'entrée vers l'intime, le chaos et la joie. Tout part d’une envie : faire rire. J’ai vite senti que je me cachais derrière les blagues, cherchant à plaire plutôt qu’à dire. POMPON part de ce constat : on croit voir un spectacle d’humour, quand ça déraille. Le rire reste, mais il n’est plus une fin en soi. Il devient une porte d’entrée vers autre chose : l’intime, le politique, le corps en mouvement. POMPON, c’est aussi l’enfance, c’est un mot doux, celui d’avant la chute. Et c’est resté quelque part en moi comme une promesse : celle d’un mouvement, d’un appel à la joie. Après tout, décrocher le pompon, c’est gagner. Mais gagner quoi ? Voici une tentative de réponse. Une tentative de s’affranchir des injonctions et des croyances qui nous collent à la peau. Une tentative de créer un espace sensible où chacun·e peut reconnaître un morceau de soi. Une tentative de mettre à nu l’intime pour parler du collectif. Ce spectacle ne prétend pas dire toutes les expériences. Il part de moi, de mon corps, de mon expérience située : celle d’une femme blanche, cis, hétéro, valide. Si ce point de départ est une limite, c’est aussi une responsabilité car l’intime peut rencontrer d’autres vécus, et il est aussi politique.

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Turbulences ! présente Human to Human
Danse-théâtre

En écho au texte de Jean-Luc Parant, « Nous sommes tous des Migrants », cette nouvelle création zoome des origines de l’Humanité vers la naissance singulière, en portant le regard sur les individualités Turbulences ! Le regard intérieur de la personne, mon monde, mon univers, mes rêves, mes souvenirs sensoriels, mes bribes d’enfance..., se mesure au regard extérieur projeté, espéré sur l’autre, le monde des autres, le statut social, comment je l’imagine, je l’idéalise, comment je le vis, comment il m’accueille, comment il me rejette....
Que génère ce mouvement ?
Que génère cette migration intérieure/extérieure de possibles ?
Voilà ce qu’interroge notre récit d’humain à humain.

Ce spectacle, Human to Human, est à l’image de Turbulences!, atypique, à la fois singulier et hétéroclite, panachant théâtre, musique, chant, danse. Il donne la parole à l’Autre, dévoilant à la fois, son intime et ses blessures laissées par le monde; mais aussi ses espoirs, l’envie de chacun.e de rêver ce monde autrement pour s’y inscrire pleinement.

Sur le plateau, les actrices et acteurs Turbulent.e.s sont des équilibristes qui traversent Le Monde, et nous donnent à voir leur monde, le monde des possibles, le monde invisible, l’autre monde, la richesse et la beauté des différentes couleurs du monde. Un monde qui se révèle sous un autre jour.
Un monde riche de ses différences.
Un monde qui inclurait tous le(s) monde(s).

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La Compagnie Hors-norme présente C'est pas la mer à boire
Seule en scène musical de Blanche Sottou

C’est pas la mer à boire retrace le parcours de Lila, une femme qui plonge la tête la première dans les profondeurs de la mer qui l’appelle depuis l’enfance et qui va devoir apprendre à sortir la tête de l’eau pour refaire de sa vie une grande fête. Dans une alternance entre énergie folle et moments suspendus, le public glisse avec l’actrice-musicienne- danseuse et ses treize personnages dans un monde onirique, aquatique, et musical. Entre pop française, jazz et techno, Lila poursuit l'ivresse de chaque instant... mais à tel point qu'elle ne sait plus qui elle est. En elle, Lilapeur et Lilibre s'affrontent. Lorsque Lilenfant s’en mêle, toutes replongent dans les souvenirs, pour comprendre comment elle a bu la tasse. Je veux inviter le public à une traversée sensible et joyeusement chaotique de nos manières de chercher l’intensité pour échapper parfois au réel. Et au cœur de cette tempête, quelque chose de simple.

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Théâtre El Duende

23, rue Hoche
94200 Ivry-sur-Seine

Tel : 01 46 71 52 29

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23, rue Hoche 94200 Ivry-sur-Seine
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