A la rencontre des Ivryennes et des Ivryens

Le maire Philippe Bouyssou et les élus de quartiers se rendent tous les mardis, hors vacances scolaires, dans les six quartiers de la ville à la rencontre des habitants. D’Ivry-Port au Centre-ville, de Monmousseau-Vérollot à Louis Bertrand/Mirabeau-Semard, de Marat-Parmentier au Petit-Ivry, ces rassemblements sont l’occasion de poursuivre la discussion engagée.

Débutant à 18h30 par un parcours avec plusieurs points d’arrêt dans les rues, cités, commerces, Maisons de quartier et autres lieux ivryens, ces rencontres s’achèvent généralement autour d'un temps convivial.

Les comptes-rendus

Une quarantaine d’habitants du quartier Ivry Port ont bravé la fraîcheur de ce 5 novembre pour assister au Mardi du maire et des élus, au niveau du square de la Minoterie. Philippe Bouyssou a été interpellé sur le devenir de la piscine de l’Orme au Chat, les nuisances causées par certains cafés ; la sécurité dans le square menacée par les deux-roues motorisés. Des habitants ont fait part également du stationnement anarchique de véhicules sur le trottoir - trottinettes électriques incluses.

Les présents ont également interrogé le maire et son premier adjoint Romain Marchand sur la nouvelle maîtrise d’œuvre de la ZAC Ivry Confluences. Les élus ont expliqué qu’à ce jour aucune esquisse précise du projet n’a été présentée par la nouvelle équipe. Ils ont toutefois rappelé qu’avant toute décision un espace de travail commun a (et aura) lieu avec les habitants. Un des participants à cette rencontre dans le quartier a proposé de revoir l’équilibre entre logements et bureaux dans la Zac. Le maire a rappelé que les activités économiques ne se limitaient pas aux seuls bureaux : des acteurs de l’économie sociale et solidaire se sont installés là et des activités productives ont été maintenues. « Mais en effet, conclut Philippe Bouyssou, nous avons pris du retard dans ce domaine. C’est aussi pour cela que nous avons décidé de changer de maîtrise d’œuvre. »

Thématique ô combien importante, il a également été question du logement social. L’occasion pour le maire de rappeler que la Ville compte plus de 5000 demandeurs de logement et ne maîtrise que 20 à 30% de l’habitat social. Tout le reste est essentiellement du ressort du préfet. Or, pour les gens, le seul interlocuteur, pour expliquer l’évolution de son foyer, ses nouveaux besoins, est la mairie.

« Qu’en est-il de l’ouverture du collège ? », demande un habitant. « La Sadev 94, l’aménageur public de la Zac, va engager une 2e session de dépollution, annonce Philippe Bouyssou. Ensuite, il faudra prendre des mesures sur toute une année, à toutes les saisons. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’une décision pourra être prise. J’espère que l’établissement ouvrira, mais l’affirmer avec certitude n’est pas possible. »

À suivre.

Ahmed Talbi

La pluie tombe drue ce mardi soir, et la vaste salle abrite plus d’une vingtaine d’habitants. Accompagné de la conseillère municipale déléguée du quartier Jacqueline Spiro, le maire Philippe Bouyssou répond longuement et précisément à chaque question.

Entre autres, le délai des travaux fermant la sortie de l’autoroute A4 interroge. « Nous n’avons aucune date de réouverture, mais cette fermeture n’est pas définitive », assure le maire, qui annonce que le département du Val-de-Marne lance une réfection des deux ponts Nelson Mandela. Une piste cyclable doit y être aménagée et se prolonger rue Westermeyer jusqu’à la rue Molière. En outre, ralentisseurs et réduction des voies devraient atténuer la dangerosité du virage aux abords du collège Molière.

Dans un autre registre, un salarié du Samu social à la plateforme du 115 située à Ivry témoigne de conditions de travail de plus en plus pénibles. Disposé à rencontrer les salariés pour éventuellement aider à rendre publiques leurs revendications, le maire a regretté que la plateforme ivryenne du 115 ne traite pas des appels concernant… Ivry. « La ville accueille de nombreux dispositifs de solidarité comme le Samu social, le 115, Emmaüs,… mais les grandes précarités sur notre territoire doivent être prises en compte. Nous veillons à ce que les Ivryens puissent bénéficier de places prioritaires », rappelle-t-il.

Suit un bref échange sur le bassin-école de l’Orme au Chat -dont la remise en état coûterait un million d’euros- et la nécessité d’équipements nautiques supplémentaires. La Ville continue d’explorer des solutions pouvant pallier le manque de moyens.

Deux habitants poursuivent sur la qualité relative de constructions faites rapidement : « L’Orme au Chat, qui a seulement trente ans, est en très mauvais état. Quant au projet autour de la future école de la rue Galilée, le fait qu’il soit tout minéral fait peur. Où est l’écoquartier promis ? »

« On renforce notre vigilance sur les opérations et allons tout faire pour déminéraliser au maximum les espaces publics, notamment les cours d’école au rythme de deux par an, répond le maire. Donc sans remettre en cause l’économie du projet architectural, il va être revu. Nous avons écouté ce que l’on nous a dit et nous avons demandé plusieurs choses, dont le changement du système d’urbanisme sous contrôle de la Sadev par rapport aux faiblesses ressenties, à l’environnement, l’activité économique, la concertation et l’occupation transitoire des espaces en chantier. »

Expliquant que la disparition de la taxe d’habitation menace les 6 M€ mis par la Ville pour équilibrer la ZAC Ivry Confluences en terme d’équipements publiques, Philippe Bouyssou souligne que ce projet urbain « pourrait être différent si on lâchait les prix du foncier, mais on tâche de les maîtriser à 4500 €/m2 afin que 50% environ d’Ivryens puissent acheter… Sinon, ce seraient des tours avec vue sur la Seine à 11000 €/m2 ! Dans une opération, il y a un équilibre financier à trouver pour continuer à lutter contre la spéculation immobilière. »

D’autant que, comme le montrent deux habitants témoignant de leur extrême précarité (l’une vit avec son conjoint et ses deux enfants en hôtel « social », l’autre avec sa famille nombreuse dans un deux-pièces), la question d’un logement décent pour tous reste une priorité absolue : seuls 250 logements sociaux peuvent être attribués chaque année pour 4000 primo-demandeurs, rappelle le maire, expliquant les ratios d’attribution : « Quand un nouveau HLM est livré, 30 % des appartements sont attribués par le Préfet -avec trois ans d’attente en moyenne- et de 20 à 30% par la Ville, avec 7 ou 8 ans d’attente en moyenne. Donc la capacité d’action de la municipalité est de l’ordre de 20 à 30%... »

C’est sur ce triste constat, nécessitant d’élargir les revendications à l’échelle nationale, que la discussion s’est terminée. Jacqueline Spiro a ensuite présenté le tirage au sort désignant les habitants participant au jury (composé entre autres d’élus et de représentants de la Sadev) qui, le 16 octobre, choisira le projet de logements près du futur square Prudhon. Un enfant du quartier, venu avec son père, a pioché yeux fermés dans les bulletins, le hasard choisissant les deux jurés et leurs suppléants.

La pluie avait cessé, mais nombre de discussions informelles autour d’un verre ont prolongé ce moment d’échanges sans fioritures.

Daniel Paris-Clavel

Après la pause estivale, les mardis du maire et des élus ont repris le 10 septembre. Une quarantaine de personnes étaient présentes au Petit-Ivry, à l’angle des rues Jules Ferry et Barbès.

« Il y a des crottes de chien au pied de la cité Jules Ferry, c’est dommage ! On ne peut pas laisser jouer les enfants. Que faire ? », interroge un habitant. « Il faut certes continuer de nettoyer mais cela ne suffira pas, répond le maire Phillippe Bouyssou. Une expérience très intéressante a été menée à Monmousseau. Des enfants, en lien avec les centres de loisirs, ont planté des arbustes. L’espace est désormais respecté en raison de ce travail.» « Une opération propreté peut être à nouveau organisée, je suis partante », ajoute Jeanne Zerner, conseillère municipale, déléguée au quartier.

Ce 10 septembre, après la pause estivale, les mardis du maire et des élus ont repris au Petit-Ivry, à l’angle des rues Jules Ferry et Barbès. Point de rencontre avec les habitants, il s’agit d’échanger sur les problèmes du quartier, les projets en cours, voire sur des situations personnelles. Seules les discussions politiques ne sont pas autorisées à six mois des élections municipales.

Parmi les questions débattues : la nécessité de ravaler la cité des Longs Sillons, la déchetterie de la Poterne des Peupliers (accessible à tous les Ivryens), le kiosque à journaux (dont on recherche d’un nouveau gérant), le manque de dynamisme marché Jean Ferrat ou encore les ventes de légumes bio à prix coutants à l’Étal solidaire *. À ce propos, des jeunes graphistes de la Tracterie ont rappelé qu’ils allaient proposer des ateliers de type Repair Café. Présent, le nouveau directeur de la Maison de quartier Saïd Barouche s’est également présenté : « Ma porte est toujours ouverte pour toute question ou initiative à monter sur le quartier ». Rendez-vous 44 rue Jean Le Galleu.

Catherine Mercadier

*Prochaine vente dimanche 29 septembre de 10h à 12h à la Tracterie, 3 place du 8 mai 1945 (face au Moulin d'Ivry).

« C’est particulièrement agréable d’être ici aujourd’hui avec vous, alors que nous sortons de deux ans de travaux destinés à redonner une fraîcheur à ce centre Jeanne Hachette, a lancé en introduction le maire Philippe Bouyssou devant la vingtaine d’habitants réunis sur la place des Bouleaux refaite à neuf. Des travaux partagés entre la Ville, le syndic de copropriété ASL et Carrefour Market. Parallèlement, la municipalité fait des efforts qui ne se voient pas toujours mais qui sont importants pour l’entretien du centre et ce pour 600 000 à 700 000 € par an. Nous avons récemment refait l’électricité, l’éclairage, des travaux d’étanchéité... »

Une discussion à bâtons rompus s’en est suivie. « Pour moi, ce centre est complètement anxiogène et crade ! Quand on sort du parking la nuit, c’est l’angoisse. On croise des dealers, des gamins qui se baladent à moto, a déclaré une riveraine, victime d’une agression il y a quelques années. Et la police refuse de se déplacer. » D’autres évoquent une recrudescence de vols, allée du théâtre, notamment. Un habitant, lui, se plaint des nuisances engendrées par « des groupes qui se forment, s’installent avec leur musique, leurs scooters, des canettes... »

« Il faut distinguer les choses, a tenu à recadrer le maire. D’un côté, il y a un certain nombre de jeunes qui ne peuvent recevoir d’amis chez eux mais qui ont besoin de se retrouver et qui ne sont pas forcément des délinquants. C’est un vrai sujet que la puissance publique n’a pas réglé jusqu’au bout. Nous travaillons pour construire un ou plusieurs lieux en Centre-ville en ce sens. Et ce, afin de respecter la tranquillité des voisins. Pour faire face aux nuisances engendrées par les rassemblements, nous avons développé une équipe de médiateurs afin de résoudre les conflits. Quant à la question de la délinquance et de la violence, il faut y répondre par une part de répression qui est du ressort des fonctions régaliennes de l’État et de la police nationale. »

Hormis les questions de tranquillité publique et de sécurité, c’est le sujet des commerces de proximité qui a fait débat. « Quand je vivais ici, entre 1973 et les années 80, c’était formidable : il y avait une vraie vie sociale ici, des rencontres quotidiennes, des commerces. Sur ce dernier point, on a assisté à une dégradation faramineuse depuis les années 90. La municipalité a demandé au Conseil scientifique de produire un rapport sur l’avenir des commerces »¸a exposé Edith Perstunski-Deléage, membre dudit conseil.

Pour Philippe Bouyssou, cette raréfaction des petits commerces « traduit une évolution de la société. Les modes de consommation ont changé, et pas qu’à Ivry. J’assume le fait que nous n’avons pas assez travaillé ces dernières années sur ces commerces de proximité, sachant que la municipalité ne peut pas, en vertu des textes sur la concurrence libre et non faussée, imposer des installations de boutiques. Mais c’est pourquoi j’ai demandé un travail au conseil scientifique. Nous sommes d’ores et déjà en négociation pour implanter un kiosque à journaux en Centre-ville. »

Pour redynamiser le centre Jeanne Hachette, la Ville engage un projet visant à regrouper à l’étage les services publics municipaux recevant du public (habitat, affaires familiales...) et au rez-de-chaussée une pépinière d’acteurs de l’économie sociale et solidaire.

« Cet été, nous allons créer deux ascenseurs : un pour accéder au parking souterrain, l’autre en remplacement du travelator pour desservir les étages supérieurs et permettre une meilleure accessibilité aux personnes à mobilité réduites », a indiqué le maire en invitant la population à une réunion publique sur l’avenir du centre Jeanne Hachette qui se tiendra le 4 juillet à 19h à l’Espace Gérard Philipe.

Thomas Portier

Ce 16 avril, Philippe Bouyssou et Séverine Peter, adjointe au maire déléguée au quartier Louis-Bertrand, ont rencontré les habitants devant la bibliothèque de rue, au 18 rue Louis Bertrand.

Ce n’était que partie remise. Initialement prévue le 5 février mais finalement annulée en raison de l’appel national à la grève pour répondre à l’urgence sociale, la visite du maire à Louis-Bertrand a finalement eu lieu ce mardi 16 avril. Philippe Bouyssou était accompagné de Séverine Peter, maire adjointe déléguée au quartier, et de Daniel Mayet, auquel elle a succédé. C’est au 18 rue Louis Bertrand, sur le parvis où trône la bibliothèque de rue, que le maire a rencontré les habitants. En préambule, Séverine Peter a souligné le rôle important du comité de quartier, qui se réunit tous les derniers mardis du mois, dans la vie locale. « Un lieu d’échange où naissent des projets, comme la bibliothèque de rue qui vient de souffler sa première bougie et que les habitants se sont appropriés ». Puis, après avoir répondu aux questions individuelles, le maire a été interpellé sur deux questions concernant le projet d’habitat participatif du 60 - 62 rue Mirabeau, ainsi que sur la récente suppression de places de stationnement rue Mirabeau. 

Projet d’habitat participatif

Des membres de l’association La Pétrolette, qui réunit des futurs habitants du projet d’habitat social participatif sur le terrain du 60 - 62 rue Mirabeau, ont fait entendre leur voix. Ils se sont inquiétés des retards dans la mise à disposition du terrain appartenant à la ville et actuellement squatté. « Nous avons aujourd’hui sur la ville trois situations préoccupantes de squats, dont le 60 -62 rue Mirabeau, et le 37 rue Marceau, a expliqué Philippe Bouyssou. J’ai rendez-vous la semaine prochaine avec le préfet pour voir comment traiter ces situations. Concernant celui de la rue Mirabeau, dans les semaines qui viennent, les familles suivies dans le cadre de la maraude sociale vont pouvoir intégrer le CHUM, le centre d’hébergement pour migrants, où des places se sont libérées. Les autres personnes, qui sont en dehors du processus de diagnostic social, vont devoir être expulsées. Pour ce qui est du squat rue Marceau, je me suis opposé à l’expulsion, parce qu’il y a quinze enfants scolarisés pour lesquels on demande un diagnostic social afin de proposer des solutions aux familles avant que le Crédit mutuel ne reprenne possession de son bâtiment. »

Places de stationnement supprimées

Une habitante a ensuite fait part de sa difficulté à se garer depuis la récente suppression de places de parkings rue Mirabeau. « Effectivement ça s’est aggravé Rue Mirabeau, a reconnu Séverine Peter. On a sécurisé la piste cyclable, suite à une forte demande des utilisateurs de deux roues, parce qu’un grand nombre de résidents du quartier l’utilisaient pour se garer, de jour comme de nuit ». « On ne va pas rétablir le stationnement », a prévenu l’élue, qui a rappelé que « beaucoup de places payantes vacantes » étaient disponibles dans le parking sous-terrain des Petits bois. Il faut s’adresser à l’office de l’habitat d’Ivry pour obtenir un droit d’accès et une place de parking. « On a beaucoup de places vacantes en parking souterrain dans plusieurs endroits. Et si on pouvait faire descendre les voitures en sous-sol pour libérer de l’espace public, ce serait pas mal », a poursuivi Philippe Bouyssou.

Philippe Gril

Point de déambulation ce 26 mars, mais un apéritif au milieu du chantier de réhabilitation de l’extension Truillot.

Malgré un vent glacé, une cinquantaine de personnes se sont réunies à l’ombre de la cité Gagarine désormais déserte pour évoquer les travaux de Truillot. Accompagné d’Evelyne Lesens, élue du quartier Marat-Parmentier, et de membres de l’OPH, le maire Philippe Bouyssou  a rappelé combien la question du logement reste une préoccupation prioritaire, tant pour la municipalité que pour les habitants d’Ivry.

« Nous continuons à nous battre pour que les projets urbains comportent au moins la moitié de logements sociaux, car il faut que les catégories populaires puissent toujours se loger », rappelle-t-il. L’avenir du quartier Gagarine-Truillot est évoqué, car la cité Gagarine va être déconstruite à partir du mois d’août. « C’est toute une page d’histoire qui se ferme » note le maire, partageant l’émotion des habitants et habitués du quartier. 

Réhabiliter pour mieux habiter

Les interventions bifurquent rapidement sur les travaux de réhabilitation des bâtiments de l’extension Truillot. « Nous avons pu engager ces travaux sans que cela ne pèse sur les loyers. Mais une réhabilitation en milieu occupé est difficile au quotidien et je rends hommage à votre patience et à la qualité du travail des ouvriers. » poursuit Philippe Bouyssou, par ailleurs président de l’OPH d’Ivry, avant de passer la parole à Michel Merlot, architecte de l’agence VEA. Celui-ci, sans taire les difficultés de ce chantier qui vise à améliorer le confort thermique et acoustique de 260 logements, explique ses choix : « Pour la nouvelle peau des bâtiments, nous avons voulu rompre leur monotonie en utilisant de la brique rouge, matériau emblématique d’Ivry. Il a fallu composer avec l’ensemble des locataires, ce qui a pu engendrer un peu de retard mais était aussi l’occasion de rencontres enrichissantes entre les habitants et les ouvriers. »

Plusieurs habitants expriment leurs réserves quant à la nouvelle disposition des halls, rendant difficile leur accès aux personnes en fauteuil, mais également sur la finition de certaines jointures, jugée bâclée. Des ajustements sont prévus et le chantier devrait finir courant mai.

Logement pour tous

Parole est donnée à une habitante du squat du 37 rue Marceau, abritant depuis mai 2017 de nombreuses familles (une cinquantaine de personnes dont 17 enfants scolarisés à Ivry) et menacée d’expulsion imminente par le Crédit Mutuel, propriétaire du bâtiment. « Vendredi 15 mars, deux semaines avant la fin de la trêve hivernale, la police a enfoncé la porte et contrôlé les papiers de tous les habitants, sans présenter de mandat, témoigne-t-elle. Ils ont effrayé les habitants et menacé d’expulser les lieux au 1er avril, cette intimidation est intolérable ! »

« Le Crédit Mutuel a obtenu un jugement auquel la mairie s’oppose car il n’y a pas de projet prévu sur le site, précise Philippe Bouyssou. Il faut que la banque donne des moyens pour qu’il y ait un diagnostic social permettant aux personnes de s’inscrire dans un processus de relogement. »

Enfin, un appel à voter le 6 avril pour l’avenir de l’OPH a conclu cette rencontre sur une note combattive.

Daniel Paris-Clavel

Ce 4 décembre, Philippe Bouyssou et Jeanne Zerner, élue déléguée au Petit-Ivry ont déambulé dans la cité Pierre et Marie Curie avant de rejoindre la Maison de quartier pour une réunion publique avec les bénévoles, habitants et associations.

« Nous avons pu entendre individuellement toutes les personnes venues à notre rencontre. D’habitude nos faisons un point collectif, mais cette fois, nous allons déambuler dans le quartier avant de rejoindre la Maison de quartier », a déclaré le maire Philippe Bouyssou au pied de la cité Pierre et Marie Curie pour ce Mardis du maire et des élus du 4 décembre.

LOCAUX COMMERCIAUX

En chemin, le groupe s’est arrêté dans le local de l’ancienne pharmacie. «  Cet endroit qui appartient à l’OPH sera mis à disposition sous convention aux associations et aux collectifs d’habitants. Il servira également à accueillir des activités de la Maison de quartier », a expliqué Jeanne Zerner, élue déléguée au Petit-Ivry. S’en est suivi un débat sur le petit commerce local. « Cet ensemble a t-il un avenir commercial possible au vu des activités développées sur la place du général De Gaulle ? », s’est enquis le maire. « Il y a eu quelques tentatives de relance, mais sans succès », a répondu Akli Kettou, le directeur de la Maison de quartier. « il y a surtout un réel enjeu autour du développement des activités associatives », selon Jeanne Zerner. « il ne reste plus que la boulangerie et la supérette en plus du traiteur qui lui ne vend pas au détail, a rappelé un habitant de la cité déplorant le manque de commerces. Et un local commercial semble davantage être utilisé comme habitation, ce qui ne devrait pas avoir lieu. »

TRAVERSÉES

À la Maison de quartier, les nombreuses associations et bénévoles ont présenté leurs activités : danse orientale, couture, scrapbooking (loisir créatif), médecine chinoise, jeu d’échec, puériculture, culture africaine...

La discussion s’est ensuite engagée sur la sécurisation des traversées piétonnes. « Nous redemandons l’installation d’un ralentisseur devant l’école, la réfection de la peinture du passage piéton et la présence d’un agent pour faire traverser les enfants », a signalé la maman d’un élève de l’école Makarenko. « Nous avions mis en place un dispositif avec un agent de surveillance de la voie publique (ASVP) durant la durée des travaux de l’école, a répondu le maire. Vous le savez sans doute, nous travaillons à un élargissement des missions des ASVP à la verbalisation des atteintes à l’espace public. Nous réorganisons donc le service. Mais nous avons créé par redéploiement sept postes de médiateurs de l’espace public dont l’une des missions sera d’assurer les traversées devant les écoles matins, midis et soirs. Sabrina Sebaihi, adjointe à la sécurité et Méhadée Bernard, adjointe aux affaires scolaires travaillent en ce moment pour déterminer les endroits où les positionner. Quant au ralentisseur, il nous faut étudier la possibilité d’installer un « coussin berlinois », un des types d’équipement. »

« Il y aussi d’autres passages dangereux : avenue Maurice Thorez ou place du général De Gaulle », ont ajouté des habitants. « L’avenue Maurice Thorez est une voie départementale, mais nous pouvons faire remonter les problèmes au Département, a répondu Jeanne Zerner. Quant à la place du général De Gaulle, nous fixerons une date de réunion publique pour en débattre dès que les services municipaux auront pu présenter les différentes hypothèses de sécurisation. »

Thomas Portier

Ce 27 novembre, Philippe Bouyssou est allé à la rencontre des usagers de la Maison de quartier d’Ivry-Port, dans le cadre des Mardis du maire et des élus.

C’est à un Mardis du maire et des élus au format légèrement modifié auquel les habitants étaient conviés ce 27 novembre 2018. Le rendez-vous était donné à la Maison de quartier d’Ivry-Port (MDQ) à 15h30. « C’est un horaire plus adapté à nos usagers », explique en introduction Laura Savoldelli, la responsable de l’équipement municipal, qui rappelle qu’une série de réunions a eu lieu afin de renouveler le projet social de la Maison. Les participants sont donc rôdés à l’échange. Les nombreuses mamans présentes acquiescent et profitent que leurs enfants soient encore en classe pour se rendre disponibles.

La discussion ne tarde d’ailleurs pas à être lancée. Rio, un habitant s’interroge sur l’état du quartier : « Rue Lénine ou autour de la gare, c’est sale, dangereux avec les bouts de verre au sol et malodorant. » Aminata renchérit : « On l’a déjà dit, aux Assises de la ville et ailleurs, la sécurité est un problème. Les rues sont mal éclairées. Rue Brandebourg, les plots sont systématiquement arrachés, les véhicules se garent sur les trottoirs et ne laissent pas de place pour les piétons et les poussettes. »

ACCÈS AUX ACTIVITÉS

Les habitants abordent également la difficulté, quand on habite Ivry-Port, d’accéder aux loisirs, culturels ou sportifs. La difficulté également d’obtenir une place en crèche : « Avant,  nous avions un rendez-vous physique. Aujourd’hui, tout se fait en ligne. Quand on n’a pas de facilités avec l’informatique, on est exclu. »

Après un long temps d’écoute, Philippe Bouyssou, le maire, rappelle que « les élus seuls ne peuvent pas tout faire. Nous devons construire des réponses ensemble ». Or, poursuit-il, le mouvement amorcé, notamment avec la mise en place de la Métropole du Grand Paris et l’absence de financement de l’État, fait perdre la proximité et restreint la capacité d’action des élus et des collectivités. « Aujourd’hui, 500 bébés et jeunes enfants attendent une place en crèche à Ivry. On voudrait répondre à tout… Donner de moins en moins de moyens aux communes, c’est faire de la place aux prestataires privés. C’est la même logique pour le sport. Au regard de l’existant et de la fermeture du bassin de l’Orme au chat, il faudrait un 2e équipement nautique sur la ville. » Ce que les restrictions budgétaires ne permettent pas actuellement, déplore l’édile.

DÉSINVESTISSEMENT DE L'ÉTAT

La discussion se poursuit. Sont abordés pêle-mêle les squats dans les halls d’immeuble, le sentiment d’insécurité, la police qui ne se déplace pas quand le 17 est composé. Pour le maire, c’est encore une illustration du désinvestissement de l’État. « À Ivry, il manque entre 40 et 50 fonctionnaires de police, indique-t-il. Un seul véhicule est disponible la nuit ! Nous avons manifesté et ainsi fait reculer le ministère de l’Intérieur qui prévoyait la fermeture du commissariat. Il faudra peut-être aussi le  faire pour d’autres sujets. » Une allusion à la remarque de la jeune Anissa qui proposait une manifestation « pour qu’Ivry garde son indépendance par rapport à Paris ». Malheureusement, continue Philippe Bouyssou, « l’égoïsme et le repli sur soi prédominent. Il y a 20 ou 30 ans, les gens se seraient regroupés et auraient agi. »

PRIORITÉ AUX IVRYENS

« Ivry-Port est sous représenté en termes de fréquentation dans ces équipements, parce qu’ils sont excentrés et nécessite pour les familles un accompagnement, une organisation, constate Nadine, une habitante. Que ce soit au centre municipal de santé, au conservatoire, au théâtre, à l’Union sportive d’Ivry, beaucoup de gens viennent du Val-de-Marne et de Paris. Pourquoi ne pas limiter l’accès aux Ivryens et salariés d’Ivry ? »

Bonne question, selon Philippe Bouyssou qui explique que pour bon nombre d’activités, il y a aussi un financement du Département. On ne peut donc fermer les portes pour les Val-de-Marnais. Mais concernant Paris, ce n’est pas le cas : la capitale « a des moyens bien supérieurs aux nôtres ». Concernant les équipements, l’élu souligne qu’Ivry-Port est un quartier particulier, avec Ivry Confluences qui se développe. « Les nouveaux équipements commencent à sortir de terre. D’autres sont prévus, comme la 2e école sur le terrain de l’ancien BHV, rue Galilée. »

UNE MIXITÉ QUI SE DÉLITE ?

La discussion est dense, soutenue. Plusieurs mamans quittent furtivement la Maison de quartier pour se rendre à la sortie des classes.

Une habitante s’interroge. « J’ai toujours connu la mixité sociale à Ivry. Mais c’est en train de se déliter et je ne comprends pas pourquoi. » Et le maire de questionner : « Est-ce le fait des nouvelles populations qui s’installent ou plutôt à cause de la vie des gens qui se dégrade ? », tout en affirmant que cette situation n’est pas spécifique à Ivry. La question fait le tour de la salle. « Ce qui m’a fait rester à Ivry, témoigne alors une habitante, c’est qu’on essaye de tirer tout le monde vers le haut. »

Ce que confirme Philippe Bouyssou : « Il y a beaucoup d’exemples autour de nous d’enfants, issus de familles populaires, qui ont eu des parcours d’excellence. Autre exemple, à Ivry Confluences, nous persistons à construire 50%  de logements sociaux et l’autre moitié de logements en accession, avec une priorité aux Ivryens. On s’aperçoit qu’en moyenne 50% des accédants à la propriété sont déjà Ivryens. C’est ça aussi la mixité sociale. »

La réunion se poursuit jusqu’à  17h50. Le format original de ce Mardis du maire fera peut-être des émules, qui sait ?

Ahmed Talbi

Mardi 20 novembre, une trentaine d’habitants s’est donné rendez-vous square Toussaint Louverture pour une nouvelle rencontre avec le maire et les élus.

Marie Pieron, conseillère municipale déléguée au quartier Monmousseau-Vérollot, a présenté au maire la mise en place d’un atelier de travail destiné à trouver des solutions pour un usage mieux équilibré des espaces publics. Philippe Bouyssou s’est félicité de ce nouvel engagement des habitants et a réaffirmé l’implication totale des services municipaux à leurs côtés. La voirie, le stationnement, la sécurité routière, la propreté, les incivilités, ont animé la discussion tout au long du parcours, depuis le square Toussaint Louverture jusqu’à l’école Rosa Parks, via le Jardin partagé rue de la paix et la cité Quartier parisien.

Espaces publics

« Le passage Furcy est sans lumière depuis septembre », se sont plaints des habitants. « L’éclairage a été retiré par l’entreprise qui construit l’immeuble, c’est à elle de le remettre », leur a répondu un référent à la Direction des espaces publics. « Nous allons lui rappeler », a assuré le maire.

Rue Carnot, le manque de poubelles et leur gestion confuse suscite l’énervement. Idem du stationnement sauvage. Philippe Bouyssou a indiqué que le renforcement prochain de l’équipe d’ASVP permettra une présence accrue de ces agents. Lors du vin chaud proposé dans le jardin partagé, rue de la Paix, la démolition au printemps de la maison en ruine a été annoncée.

Cité quartier parisien

« La chaussée est défoncée, on ne peut plus stationner en surface car tout le monde se gare chez nous et le parking souterrain n’est pas sûr », ont dénoncé des locataires exaspérés. Les nuisances sonores provoquées par une utilisation inadaptée du terrain de basket, la dégradation de l’aire de jeux d’enfants et la vitesse excessive des véhicules sentier des Herbeuses ont également été évoquées. Au fait de cette situation, le maire va intervenir auprès de l’OPHLM pour trouver avec lui des solutions pérennes.

Fréderic Lombard

Si l’air était frais, le soleil était au rendez-vous, ce 20 mars pour cette nouvelle rencontre des Mardis du maire et des élus à Ivry-Port. Le plateau d’évolution de la rue Jean-Jacques Rousseau connaissait une animation coutumière. Enfants, jeunes et adultes improvisaient un match de football intergénérationnel.

Sur le bord du terrain, des habitants ont interpellé Philippe Bouyssou, premier édile de la Ville, tout en gardant un œil sur leurs enfants en pleine partie. « Les racines déforment le bitume, le grillage derrière les buts est cassé, les filets de protection troués. Régulièrement le ballon passe au travers et les enfants courent le chercher dans la rue désormais à double sens. C’est dangereux. Ce terrain est très fréquenté : c’est le seul du coin. Il ne pourrait pas être transformé en city stade comme à Monmousseau ? »

Le maire rappelle que les prochains travaux de la mosquée attenante nécessiteront d’immobiliser le plateau durant le chantier pour installer des structures provisoires. La réfection de l’équipement sportif sera à discuter après cette étape.

Discussions générales et plus privées se succèdent. C’est le jeu de ces Mardis. Une mère, accompagnée de ses deux enfants dont l’un en fauteuil roulant, en profite pour exposer sa situation aux élus. « Je vis dans un trois pièces rue des Lampes, au cinquième étage. Normalement, ma famille aurait dû être installée au rez-de-chaussée et bénéficier d’un quatre pièces dont une aménagée spécialement. L’ascenseur est régulièrement en panne. Je dois systématiquement descendre le fauteuil à pied, puis mon enfant, remonter chercher le cartable… » Les élus prennent note des éléments décrits et promettent d’intervenir auprès du bailleur concerné pour tenter de trouver une solution. Le maire en profite pour porter le petit en fauteuil roulant et le faire accéder au terrain de sport. L’occasion de constater que ce dernier n’est pas accessible pour tout le monde.

Juste avant que les élus et les habitants présents continuent le parcours programmé, de la rue Jean-Jacques Rousseau à la rue Molière en passant la rue Lénine, un habitant interroge le maire : « Quand reparle-t-on du chauffage urbain ? ». En filigrane : l’équilibre des coûts entre les différents quartiers de la ville. Philippe Bouyssou indique que les services n’ont pas encore fait de retours sur cette question qui avait toute son attention.

Après toutes ces interpellations, les élus se dirigent rue Lénine où chaque commerce est l’occasion d’une petite discussion amicale. Installé à la terrasse d’un café, un habitant demande au maire quand auront lieu les travaux du foyer, derrière l’église Sainte-Croix. « Notre quotidien, ce sont les rats, les punaises… Je paye 500 euros par mois, c’est trop cher pour ce que c’est. » Le bâtiment en question sera transformé en résidence sociale. Les travaux devraient débuter dans les prochains mois.

La déambulation se poursuit rue Molière et s’achève, autour d’un verre, au café San Miguel où deux mamans, avec leurs poussettes, attendent les élus afin d’exposer leur quotidien. Le soleil, lui, s’en est allé.

Ahmed Talbi

Sur les 376 logements que compte la cité Gagarine, 96 % des locataires sont relogés ou en cours de relogement.

« Nous avons repris depuis quelques semaines les mardis du maire et des élus. C’est l’occasion de discuter de sujets collectifs mais aussi de situations particulières, a rappelé en introduction Philippe Bouyssou devant le Cocci Market, point de départ du rendez-vous du 13 mars. En un quart d’heure, quatre d’entre vous m’ont déjà fait part de leurs demandes de logement. Et ce, dans un moment où il manque 500 000 logements en Île-de-France. À Ivry, 5000 à 6000 familles en attendent un, dont 500 prioritaires. »

Ce soir de mars, le parcours avait lieu dans la cité Gagarine et l’extension Truillot. L’occasion de revenir sur le projet de rénovation urbaine : démolition en 2019 de la cité Gagarine, réhabilitation en cours de la tour et de la barre Truillot, constructions à venir de logements, bureaux, équipements publics (école, gymnase), refonte intégrale de la gare RER...

« Ici, il y aura environ 1 400 logements supplémentaires après la démolition de Gagarine, a rappelé le maire. Mais le contexte avec l’État est moins favorable qu’auparavant. Pour ce quartier considéré comme nouveau quartier prioritaire dans le cadre de la « politique de la Ville », les modalités de financement de la rénovation urbaine sont moins favorables. Nous ne pourrons donc faire que 30 % de logements sociaux et 70 % en accession, alors que nous souhaitions initialement en faire moitié-moitié. » En tant que président de l’Office public d’habitat (OPH), le maire a indiqué que les récentes réformes gouvernementales sur le logement (baisse des APL, notamment) allaient priver l’OPH de 1,2 million d’euros par an. « Nous avons donc eu raison d’engager depuis 2012 des réhabilitations de logements sociaux », a indiqué l’élu en annonçant le début prochain des travaux sur la cité Maurice Thorez.

Le groupe d’une vingtaine d’habitants accompagnés d’agents municipaux et d’Evelyne Lesens, élue déléguée au quartier Marat-Parmentier voisin, a donc circulé au pied des bâtiments. « Comment va-t-on faire pour monter les étages pendant les travaux de réhabilitation de Truillot ? », questionne une habitante. Les deux ascenseurs ne pouvant être changés en même temps et la barre étant de fait coupée en deux, des coursives temporaires passant par des appartements inhabités vont être mises en place pour passer d’un côté à l’autre du bâtiment.

En déambulant, le maire a rappelé la philosophie générale du projet urbain : désenclaver ce bout de ville en faisant des îlots de bâtiments plus petits, percer de nouvelles rues, créer des espaces verts et protéger les habitations du bruit des trains en installant les bureaux du côté des voies de chemin de fer.

Thomas Portier

Mardi 23 janvier dernier, quelque vingt-cinq habitants ont répondu présent à l’invitation du maire. Le point de rendez-vous avait été donné au niveau du City Stade, sur la rue Amédée Huon.

« Empêchée pour des raisons de santé, Marie Piéron, élue à la vie du quartier, est excusée. Nous pensons très fort à elle ! a déclaré le maire Philippe Bouyssou en introduction de cette rencontre. Elle m’a transmis un document de deux pages sur la situation du quartier. »

Philippe Bouyssou s’est félicité de la dynamique de la Maison municipale de quartier du Plateau-Monmousseau et s’est également réjoui des travaux de réaménagement du plateau d’évolution Amédée Huon : « Il y a trois ans, au début de mon mandat, je me souviens que cet espace abandonné était devenu un parking sauvage. Depuis, nous avons réalisé, sur les vœux des habitants, un équipement sportif apprécié, le City stade, ainsi que des espaces verts fruit d’ateliers participatifs. L’apport du service public dans des quartiers comme celui-ci, éloignés du centre-ville, est important. »

Voirie, circulation automobile et piétonne, espaces publics, mais aussi de santé et de logement…  Ce soir-là, tout au long du parcours qui les a conduits de la rue Amédée Huon à la RD5, en passant par la rue Gaston Monmousseau et le square de la Halte des Peupliers, les riverains ont interpellé le maire sur de multiples questions.

Voirie et espace public

Une habitante du 182 rue Marcel Hartmann a regretté l’état très dégradé du parking public situé au pied de sa résidence en copropriété. D’autres se sont plaints des trottoirs squattés par des garages automobiles le long de la RD5. Des riverains du secteur Vérollot ont signalé l’impossibilité de circuler en voiture dans les deux sens, rue Robert Degert, du fait des voitures en stationnement.

« Le stationnement anarchique est une vraie difficulté à laquelle nous sommes confrontés dans toute la ville, a reconnu le maire. Ces dix dernières années, nous avons pris le pari environnemental qu’avec le développement des transports en commun, les habitants opteraient pour d’autres modes de déplacement. Donc nous n’avons pas construit des parkings en conséquence. Dans ce domaine, l’évolution de l’urbanisme a été plus vite que celle des modes de vie. La Ville doit aujourd’hui travailler à une autre conception de l’espace public. » Le maire a également appelé à la responsabilité des riverains de ne pas stationner à des emplacements qui pourraient entraver la circulation des voitures comme des piétons.

Concernant l’utilisation de l’espace public par les garagistes, « ils n’ont pas toujours de locaux suffisants pour garer les véhicules. A l’avenir, il faudra que la Ville regarde à développer des locaux appropriés dans des zones plus adaptées afin qu’ils puissent exercer leur activité sans déborder sur l’espace public. »

Désertification médicale

Un habitant a signalé le départ à la retraite de deux médecins généralistes sur le quartier. « Le Centre municipal de santé ne pourra pas tout absorber, a déclaré le maire. Entre les réductions budgétaires de l’Etat et les nombreuses clauses qui font qu’on ne forme pas assez de médecins aujourd’hui au regard des besoins, la situation est compliquée. Nous essayons d’encourager l’installation de cabinets médicaux privés. Mais ce qui manque, ce ne sont pas les locaux mais l’envie de s’installer ici ! »

La pharmacienne de la pharmacie de La Poste et une infirmière présentes sur le parcours ont informé le maire et les habitants de l’ouverture d’un cabinet médical à hauteur du 166 boulevard Stalingrad. « Nous sommes en contact avec des praticiens pour regrouper des généralistes, des kinés, un podologue et des infirmiers. » ont-elles précisé. Le Maire s’est engagé à ce que les porteurs du projet soient reçus par les services de la Ville pour étudier différentes modalités d’accompagnement.

Logement

Rue Amédée Huon, des jeunes Ivryens ont fait part au maire de leurs problèmes pour se loger. « La Ville n’a la main que sur 30% des logements, a indiqué le maire. Aujourd’hui, les rotations d’appartements ne se font plus comme auparavant. Avec la crise, les foyers restent plus longtemps et ne peuvent pas acheter ! » Philippe Bouyssou a toutefois rappelé la mise en place de la cotation par points sur les logements dont la Ville a la gestion. Celle-ci est établie sur trois grands critères : le logement actuel, la situation du ménage et les particularités de la demande. Cette grille va permettre à chaque demandeur de connaître en toute transparence le niveau de priorité de son dossier.

Passage de la Halte des Peupliers

La fermeture imminente du parking de la résidence du 8 rue Gaston Monmousseau était au cœur des discussions. Cette parcelle privée permettait jusqu’ici aux piétons d’accéder au square de la Halte des Peupliers, ainsi qu’à La Poste du Plateau, à la pharmacie de La Poste ou encore et à la RD5. Les habitants ont fait part de leurs préoccupations « Comment va-t-on faire ? » « La pharmacie et La Poste ne risquent-elles pas de fermer ? » « Ne pourrait-on pas demander un droit de passage en journée ? » Sa fermeture imposera de faire un long détour par les rues Gagnée ou Michelet.

« Il s’agit d’un terrain privé, donc juridiquement, nous ne pouvons rien faire, a indiqué le maire. Pour ce qui est d’un éventuel droit de passage, nous nous heurtons pour l’heure à un refus. Il n’y a que les convictions des habitants, notamment dans le comité de quartier, qui pourront faire changer d’avis les autres copropriétaires. Les services de la Ville continuent à travailler à trouver une solution. »

Square de la Halte des Peupliers

Manque d’éclairage, bancs, jeux pour enfants et espaces verts dégradés… En traversant le square de la Halte des Peupliers, les habitants ont regretté le manque d’entretien et de valorisation de cet espace public.

Une remise en état est programmée ont indiqué les services de la Ville présents. Un groupe de travail issu du comité de quartier et qui se réunira le 30 janvier prochain à 18h30 à la Maison de quartier co-élabore avec les services municipaux un projet de réaménagement du square. 

Avant de se séparer, le maire a invité les habitants à participer à la soirée des engagements des Assises de la Ville, le 2 février prochain, « afin de revitaliser les dispositifs de démocratie locale. Nous avons besoin de la mobilisation de tous pour construire ensemble notre avenir. ».

Sylvie Moisy

Dans le cadre des mardis du maire, Philippe Bouyssou et Jeanne Zerner, conseillère déléguée au Petit-Ivry, sont allés à la rencontre des habitants des rues Châteaudun et Maurice Berteaux ce 16 janvier.

 

Conflit de voisinage, restaurant occasionnant des nuisances sonores, interrogation sur les travaux de canalisation. Malgré le vent et la pluie battante, une dizaine de personnes se sont courageusement retrouvées au point de rendez-vous des mardis du maire ce 16 janvier à 18h, à l’angle de l’avenue de Verdun et de la rue Châteaudun. Philippe Bouyssou était venu à leur rencontre en compagnie de Jeanne Zerner, conseillère municipale déléguée au quartier du Petit-Ivry.

La déambulation prévoyait un cheminement dans les rues de Châteaudun et Maurice Berteaux. « Nous sommes dans un secteur excentré car il est situé de l’autre côté de la RD5, ancienne nationale 305, en bordure de Paris et du Kremlin-Bicêtre, a rappelé le maire en préambule. Parmi les chantiers importants à venir : l’arrivée du tramway, en reliant la porte de Choisy à Orly, qui va requalifier cette artère. » Quant à Jeanne Zerner, elle a pointé l’éloignement de la Maison de quartier : « Peut-être faudrait-il un collectif d’habitants spécifique à ce secteur ? »

Parmi les sujets d’ordre collectif, des habitants ont regretté la récente fermeture de la déchetterie du Syctom, et l’absence de déchetterie mobile au Petit-Ivry. Le maire a indiqué que la Ville cherchait une solution pérenne : l’installation d’un équipement sur une barge sur la Seine du côté d’Ivry-Port, ou bien une convention avec la déchetterie de la Poterne des peupliers gérée par la Ville de Paris. Située dans le XIIIe arrondissement parisien, elle a l’avantage d’être très proche du Petit-Ivry !

Catherine Mercadier
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